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Les volailles de chair : un marché plus équilibré

Comme toutes les volailles de chair, le poulet a débuté l’année 2008 avec une hausse des disponibilités pour une demande en repli. Face à cette situation, les professionnels de la filière ont, semblerait-il, tenté de réguler leurs offres afin de mieux rééquilibrer le marché.

La filière avicole française a commencé l’année avec un commerce que les professionnels jugeaient atone pour des cours difficilement reconduits, si ce n’est en repli.

Sur les mois de janvier et février 2008, selon Agreste, les abattages contrôlés de volaille de chair présentaient une hausse de 4,1 % par rapport à 2007. Hausse surtout due à la progression des abattages contrôlés en poulets (+4,9 % en têtes et +5,1 % en tonnage). Le marché de la volaille devenait d’autant plus difficile que si l’offre augmentait, la demande, elle, n’évoluait pas dans le même sens, bien au contraire. La consommation des ménages se plaçait alors dans un contexte de baisse générale. Selon TNS World Panel, les achats de viande de volaille par les ménages étaient en baisse de 8,1 % sur le cumul des 12 premières semaines de 2008 par rapport à la même période de 2007. Ce repli étant plus ou moins marqué selon les produits car, pour le poulet, une hausse de 4,9 % des abattages contrôlés était accompagnée d’une baisse de 9 % de leur consommation. Rien d’étonnant alors à ce que les professionnels de la filière décident de limiter leurs offres afin de stopper la chute des prix.

Sur le poulet standard, on constate que, selon le ministère de l’Agriculture, les prix sur le Min de Rungis ont chuté de la semaine 1 à la semaine 6 (de 2,25 à 2,15 euros le kilo) de cette année pour stagner et remonter à partir de la semaine 10 pour s’installer à 2,2 euros le kilo en semaine 17.

Adapter l’offre pour stopper la baisse des prix

Cette évolution des tarifs pratiqués trouve sa justification dans une meilleure adéquation entre les besoins et les disponibilités à tous les maillons de la filière. Selon Agreste, les abattages contrôlés de poulets qui étaient en hausse jusqu’au mois de février 2008 ont présenté un léger repli dès le mois de mars avec -0,3 % en têtes et -0,5 % en tonnage. Bien que l’on reste bien au dessus des abattages contrôlés de 2007 sur les trois premiers mois de l’année (+1,7 % en têtes et +2,3 % en tonnage), il est possible que la nuance faite avec le mois précédent démontre la volonté de la filière à rééquilibrer le marché. Selon certains opérateurs, les disponibilités se sont retrouvées davantage adaptées à la demande, permettant ainsi de stabiliser les prix avant de les faire progresser.

D’après le ministère de l’Agriculture, le prix du poulet standard sur le Min de Rungis a sensiblement progressé, passant de 2,15 à 2,20 euros le kilo entre le début du mois de mars et la fin du mois d’avril de cette année. L’arrêt de cette baisse des prix était bien évidemment primordiale pour l’amont de la filière qui se retrouve, comme toutes les filières de production animale, face à une hausse perpétuelle de l’alimentation et donc du coût de production. L’indice du coût des matières premières, calculé par l’Institut Technique de l’Aviculture (Itavi), a d’ailleurs progressé de 44,6 % en avril par rapport au même mois de 2007.

Cette stratégie a, semblerait-il, permis à la filière de traverser un moment difficile en attendant une période plus propice à la consommation. Le prix de détail du poulet prêt à cuire standard est, à ce jour, passé de 3,13 à 3,18 euros le kilo en semaine 16. Cette évolution du prix est notamment due à une reprise de la consommation avec le beau temps. Tendance qui devrait se confirmer tout au long de la période estivale.

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