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« Les ventes prennent plus de temps », selon MTI

30 à 35 affaires devraient être conclues cette année par le réseau spécialisé dans la transmission d’entreprises agroalimentaires, MTI International. Et ce, malgré un ralentissement dans la concrétisation des affaires.
Nouvelle étape pour MTI International. Jacques Vituret, le fondateur de ce réseau spécialisé dans la transmission d’entreprises agroalimentaires et le conseil, est sur le point de cesser son activité. À 75 ans, celui qui est encore président de Management Transmission Investissement international, tournera une page d’ici la fin de l’année. Après une carrière consacrée à l’agroalimentaire, il a créé il y a quinze ans le cabinet, transformé depuis en réseau. « Nous sommes douze associés tous issus du monde de l’agroalimentaire », indique Xavier Flipo, l’un des deux associés installé en Île-de-France, ex-directeur général de Davigel. Le réseau dispose de huit structures en France métropolitaine, d’ouvertures en Europe occidentale (en Espagne, au Portugal, en Suisse, en Autriche) ainsi que de développements au Benelux et en Italie. « Notre cœur de cible est d’accompagner les propriétaires de PME et de PMI qui souhaitent céder leur affaire », souligne l’associé qui assure que le réseau va fonctionner de la même manière après le départ de Jacques Vituret. « Un nouveau président sera élu d’ici fin 2011 », précise-t-il.
Sur le plan des affaires, MTI devrait cette année avoir conclu 30 à 35 affaires. Un niveau de tran-sactions stable par rapport aux années précédentes. Les dernières opérations en date concernent la vente de Champador (40 millions d’euros de chiffre d’affaires) à la société Saint Michel Bahlsen, la cession d’une chaîne de 80 magasins surgelés Sapore di Mare en Italie, celle de la chocolaterie du Pecq (4,1 millions d’euros de chiffre d’affaires) à l’entreprise familiale Ménard-Maffren ou encore la vente de Agromed et Soledad, spécialisés dans la fabrication et la distribution de pâtes. « Nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 2008 où il y avait une grande difficulté à obtenir des financements pour boucler une acquisition. Mais les affaires sont souvent plus longues à réaliser. La période entre les premiers contacts et le transfert de titres prend de plus en plus de temps », commente Xavier Flipo. La crise économique rend les acheteurs plus prudents et plus regardants sur le prix de vente qu’en 2007, « où rien n’était trop cher », souligne le spécialiste. « Mais les affaires se réalisent, nous ne voyons pas de casse dans le secteur du fait de la hausse des matières premières », ajoute-t-il.

Le terroir se vend bien

Certes, au sein du secteur agroalimentaire, les entreprises évoluant sur des produits avec une tendance favorable (biologique, naturel, haut de gamme…) se vendent mieux que celles implantées dans des secteurs matures, comme celui de la viande. « Dès que nous sommes sur des produits du terroir, avec une histoire à raconter dans l’environnement du produit, dès qu’on fait appel aux racines des gens, la cession se fait plus facilement », explique en substance Xavier Flipo. Pour 2012, l’expert en transmission se montre « raisonnablement prudent ». « Nous ne pensons pas que ce sera une année euphorique », ajoute-t-il, mais « si le crédit et le financement ne sont pas atteints comme en 2008 », l’activité de MTI International ne devrait pas diminuer fortement.

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