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Les restos U continuent leur lifting

Les restaurants universitaires se sont engagés dans des projets de longue haleine.

Depuis le mois de juillet 2003 et le vote par le Cnous (Centre national des œuvres universitaires et sociales) des grandes orientations d’une « nouvelle politique de restauration», les restos U ont fait leur (petit) bonhomme de chemin. En ces temps de rentrée étudiante, qui bat son plein actuellement, les convives vont pouvoir se rendre compte du lifting engagé, qui touche la devanture des fameux restos U, mais pas uniquement. Dominique Francon, chargé de mission restauration au Cnous, énumère les différents domaines retravaillés, qui vont de la monétique à la qualité des aliments présents dans les assiettes, en passant par la formation des personnels. Le premier changement, qui se met progressivement en place, concerne le paiement électronique des repas. Si le sacro-saint ticket de restaurant U est toujours d’actualité, des porte-monnaie électroniques ont fait leur apparition, pour accélérer le temps de passage aux caisses.

Dans certaines universités, comme à Paris, Lille ou Lyon 2, une carte multi-supports est en cours de mise en place et devrait permettre de combiner carte d’étudiant, carte de bibliothèque et carte de paiement pour le resto U. Les solutions alternatives comme Moneo ont été écartées, « car ce type de moyen de paiement est adossé à un compte bancaire, chose que ne possèdent pas tous les étudiants, notamment étrangers. De plus ce type de carte entraîne le paiement d’une commission», explique M. Francon.

Un repas à points

Le nouveau visage du resto U passe également, depuis peu, par la mise en place de menus à points. L’achat du ticket correspond à un capital de points, qui peut être librement dépensé. Fixé à 6 points sur Paris (chaque Crous ayant sa propre politique), il permet de composer le repas autour des entrées (de 1 à 2 points), des plats (de 3 points pour des pâtes au fromage jusqu’à 5 pour la pièce du boucher), et des desserts (de 1 à 2 points). Le dépassement du quota est possible, moyennant paiement. Ce système de repas « à la carte» n’inclut pas de recommandations nutritionnelles, car l’étudiant « garde sa liberté de choix» selon M. Francon. Mais cette dimension nutritionnelle est inculquée en amont, avec l’installation de panneaux et de dispositifs d’information destinée aux étudiants, sans oublier la formation des personnels.

À cet effet, une charte de qualité de service a été mise en place depuis l’année dernière, aux objectifs multiples. « Elle va de la production à l’accueil, en passant par la qualité de la prestation» note Dominique Francon. L’originalité des recettes y figure, ainsi qu’un volet sur la composition nutritionnelle des repas. Ces démarches destinées au personnel de cuisine, sont ensuite mises en place par chaque Crous, qui tient compte des différentes contraintes liées à ses restaurants (espace, nombre de repas servis par jour, etc.).

L’objectif affiché par le Cnous est ambitieux, comme le démontre l’annonce faite dans sa lettre électronique du mois de mars. Dans ce document, le Centre a déclaré vouloir garantir aux étudiants de pouvoir manger « bon, sain et équilibré et propre, dans un cadre agréable et adapté». Un premier signe encourageant est d’ores et déjà venu cette année avec la reprise de la fréquentation, une première depuis 12 ans. Pour rester sur cette dynamique, le Cnous ambitionne dorénavant de la faire progresser de 1% par an, dans les 840 restos U de France.

Rédaction Réussir

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