Les réponses de la profession
Dans un argumentaire, l’interprofession du lapin (Clipp) dénonce la position « très radicale » de L214, qui réclame l’abandon des cages grillagées. Elle souligne que de gros efforts ont été réalisés pour améliorer les conditions sanitaires et la conduite d’élevage.L’adoption de cage grillagée est un choix raisonné, conforté par des études scientifiques montrant que les autres possibilités sont moins satisfaisantes pour le bien-être de l’animal. De nombreux travaux ont été menés sur la cage et le confort à apporter aux animaux, notamment en ce qui concerne la taille du grillage et l’introduction de repose pattes. Aucune réelle alternative n’existe. L’élevage Label Rouge consiste à élever les lapins après sevrage dans des enclos sur grillage par groupe de 25 avec une litière de paille dans les 15 derniers jours. Un surcoût d’environ 30 % est constaté. Résultat, ce mode d’élevage concerne moins de 1 % des volumes. Le bio est quasi-inexistant, compte tenu des difficultés sanitaires. A propos de mortalité, L214 ne tient pas compte de la réalité de l’espèce lapine : une forte prolificité pour compenser une mortalité élevée. Concernant l’usage d’antibiotiques, les lapins peuvent faire face à des maladies digestives et respiratoires qui sont traitées par l’emploi de médicaments vétérinaires délivrés sous prescription uniquement. Nombre d’antibiotiques employés sont réservés à l’usage animal.