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Les produits traiteurs asiatiques sont entrés dans les mœurs

Les aliments ethniques ont investi les rayons traiteur des GMS depuis quelques années. Loin devant le tex-mex, les produits asiatiques sont la locomotive du secteur.

Samedi 24 janvier, le dragon annonciateur du nouvel an chinois paradera sur les Champs Elysées, lançant par la même occasion l’année du singe. Période festive pour la communauté asiatique, le nouvel an est l’opportunité d’attirer de nouveaux consommateurs vers les produits traiteurs, dans un pays ou 50% de la population a déjà mis les pieds dans un restaurant chinois. Et l’engouement est certain, puisque lors de cet évènement, très relayé médiatiquement, on réalise 20% des ventes annuelles de spécialités asiatiques.

Les mauvais esprits, que les pétards sont sensés éloigner, ne semblent en tout cas pas se préoccuper du secteur des produits ethniques. Dominé à 70% par les produits asiatiques, il capitalise les valeurs d’évasion, d’exotisme et de diversité recherchées par les consommateurs. Pour Hervé Guichebaron, directeur général de l’entreprise bretonne Took-Took (groupe Norac), spécialisée dans ces produits, « le marché est en plein développement, surtout dans les GMS. Et un petit nombre de recettes assurent l’essentiel des ventes, comme les nems, le riz cantonais, le porc au caramel ou le poulet curry». D’autres produits, à base de crevette ou de bœuf, complètent une offre dont la grande star reste le nem. Aliment incontournable pour les Occidentaux lorsqu’il est question de cuisine exotique, il représente 68% du marché des entrées, estimé à 77 millions d’euros et auteur d’une belle progression (9,3% pour la période 2002-2003).

Un secteur porteur

Selon les chiffres du leader du secteur Luang (groupe Uniq), le marché des plats cuisinés présente des perspectives de croissance encore plus attrayantes, puisqu’il s’élève à 14,4 millions d’euros, avec une progression de 17% sur un an. Dans ce segment, Luang arrive loin devant avec 55% de parts de marché en valeur (33% pour les MDD) et bénéficie des retombées que lui offrent des campagnes de communication régulières. Profitant de l’engouement observé au moment du nouvel an chinois, Luang propose de nouveaux produits à destination des consommateurs : assortiment d’entrées à la crevette, menu tradition pour 2 personnes, que conclut une salade de mangue en dessert. Une stratégie de « recrutement du consommateur» qui repose sur une offre « adaptée aux envies», ainsi que sur des valeurs d’authenticité, qu’un emballage répondant aux codes asiatiques tente de renforcer. Ce positionnement, ainsi que la sortie de nouveaux produits, cherche à augmenter la place des plats cuisinés exotiques dans les caddies, quand ceux-ci correspondent plutôt à un achat complémentaire du rayon traiteur libre-service.

Pour Took-Took, la stratégie se révèle différente, puisque la période du nouvel an est d’abord l’occasion de vendre les produits phares. « Les innovations nous permettent d’animer les ventes en dehors des grosses périodes, pour soutenir le marché» complétait le directeur général de la société. Avec un quart des clients de GMS achetant des produits asiatiques, le secteur semble porteur. Et il ne manquerait pas d’exploser si l’envie vous prenait de concocter votre repas du réveillon, composé de pas moins de 12 plats. Chacun d’entre eux a une signification positive : les plats frits (symboles de chance et de prospérité) côtoient les aliments de forme ronde (réunion) et en demi-lune (fortune). Suivent les nouilles, symbole de longévité. Et mieux vaut être endurant. Débutant à minuit, le repas du réveillon se termine à l’aube du premier jour de l’année.

Rédaction Réussir

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