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Les produits d’origine s’intéressent à la restauration

Outre Fil Rouge, le Synalaf, Aqualabel, les membres de l’association française des indications géographiques seront représentés au Sirha. Son responsable de la communication, Marc Roose, nous explique pourquoi.

Les Marchés : Pourquoi exposer au Sirha ?

Marc Roose : Comme vous le savez, 19 adhérents de l’AFIG sur 32 sont engagés dans un programme de communication et de promotion conjointement avec la Commission européenne. Ce programme a pour objet de faire comprendre les démarches AOP et IGP aux professionnels et aux consommateurs. Il était donc important pour l’AFIG d’être présente à ce salon pour expliquer aux professionnels de la RHF ce que représentent les AOP et les IGP. Le Sirha attire un visitorat de toutes les composantes de la restauration. Il était donc normal que nous soyons présents pour montrer nos différences avec les produits standards. La présence du CNAOL CNAOL : Conseil National des Appellations d’Origine Laitières montre combien nous avons intérêt à travailler ensemble pour défendre nos origines.

L.M : La RHF est-elle un objectif important pour ce type de produit ?

M.R : Non seulement il est important, mais il est capital au même titre que l’export. Les restaurateurs doivent comprendre les atouts que représentent ces produits pour eux. Un chef doit impérativement valoriser sa carte s’il veut se différencier par rapport à ses confrères. Les Indications Géographiques apportent des assurances d’authenticité, de qualité, de goût qui permettent cette différenciation. Le consommateur final est à la recherche de cette authenticité et souhaite faire la part du vrai et du faux produit d’origine. Nous leur apportons la réponse en termes d’authenticité et de valeur ajoutée pour leur carte. Jusqu’à présent, peu de restaurateurs ont compris l’intérêt qu’ils ont à mentionner l’origine de leurs produits. Nous sommes là pour leur démontrer.

L.M : Ces produits ont-ils leur place en restauration collective ?

M.R : Les critères majeurs de référencements de la restauration collective privée ou autogérée sont différents. Les AOP et les IGP ont un handicap dans ce secteur où le prix est une composante dominante. Nous sommes plus chers parce que plus qualitatifs et plus spécifiques. À nous de nous adapter et à la restauration collective de comprendre que ces produits sont des produits plaisirs. Bien sûr, nous savons très bien que ces produits ne peuvent faire partie de référencements permanents, mais ils ont une place occasionnellement soit au titre de l’éducation au goût soit pour offrir une véritable alternative aux produits standards et amener du plaisir dans l’assiette.

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