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Les MDD 1
prix, avenir de la viande fraîche ?

Les Marques De Distributeurs 1 prix sont amenées à prendre de plus en plus de parts de marché en viande fraîche élaborée, alors que les ventes de viande dite «traditionnelle» s’effritent régulièrement.

D'après les derniers relevés Secodip, les achats de viande fraîche en janvier et février ont reculé de 3,5% par rapport à la même période en 2004. La baisse est estimée à 2,3% pour la viande bovine, et à 7,7% pour le porc frais. Seul le steak haché tire son épingle du jeu, avec des ventes en progression de 2,3%.

Ces chiffres corroborent les résultats de l'enquête consommation récemment présentée par le CIV où sont mis en évidence la baisse de la part de l'alimentation dans les achats des ménages, et l'aspiration à plus de commodité qui conduit à l'abandon de certains morceaux au profit de produits élaborés à forte praticité.

Cette évolution de la consommation a entraîné le développement des ventes de viandes fraîches sous marque de distributeurs (MDD), et plus récemment celui des MDD 1 er prix, puisque ces marques sont quasiment uniquement rattachées aux produits élaborés et très peu à la viande fraîche dite «traditionnelle».

Un fort potentiel de développement

Selon l'étude Nielsen réalisée à l'occasion du salon des MDD qui s'est tenu à Paris en milieu de semaine, l'émergence du Hard discount a contraint les distributeurs à proposer des produits à très bas prix, et par la même occasion à diversifier leur gamme.

Sur la période 2003/2004, alors que les ventes des MDD standard stagnaient, celles des MDD 1 er prix ont progressé de 63,6%. Dans le même temps, les marques nationales ont vu leurs parts de marché s'effriter.

Et c'est au rayon frais non laitier, dont font partie les produits carnés, que le poids des 1 er prix est le plus important avec 6% des parts de marché cet été. Au sein de ce rayon, les écarts sont très importants. La charcuterie se taille la part du lion (de 16,7% de part de marché pour les saucissons cuits à 10,9% en jambon cuit), alors que la viande fraîche n'a encore conquis que 1,6% du rayon, malgré des prix très attractifs : l'indice des prix relevé par Nielsen s'élève à 39 seulement, contre 48 pour le jambon…

La marge de progression de ventes de viande fraîche sous MDD 1 er prix semble donc très importante, surtout si on la compare aux résultats obtenus dans la même gamme de produits vendus surgelés, qui occupe déjà 13,8% du marché.

La croissance est très soutenue

Les principaux fournisseurs de viande fraîche, présents au salon, sont unanimes quant à l'importance décisive de ces produits. Selon M. Leveque, directeur commercial à la Socopa, «la croissance est très très forte, les volumes ont augmenté de 30 à 40% sur les deux premiers mois de l'année par rapport à l'année dernière». «Ce développement risquerait à volume constant de se faire au détriment du chiffre d'affaires, mais comme il est pour l'instant générateur de volume, l'effet est bénéfique pour l'entreprise». Un seul regret : l'entreprise ne retrouve pas dans les ventes de produits élaborés les parts de marché perdu en articles traditionnels.

L’essort des MDD a aussi entraîné une évolution importante chez les fournisseurs qui multiplient les cahiers des charges et se doivent d’offrir aux distributeurs la gamme la plus large possible, tout en lançant un maximum d’innovations pour maintenir leur marque nationale.

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