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Les industries alimentaires font bon ménage avec la Bourse

Malgré un contexte difficile, les industriels de l'alimentaire présents sur les marchés boursiers ont progressé dans une écrasante majorité en 2006.

Souvent présentée comme un secteur de plus en plus sujet aux arbitrages de la part des ménages et à la bataille sur les prix, l'alimentation n'en a pas moins rapporté gros aux opérateurs présents en Bourse. La majorité des IAA cotées sur la place de Paris ont clôturé 2006 en hausse, dans le sillage d'un CAC40 plutôt dynamique avec +17,5% sur 12 mois. Aucun secteur n'a échappé à cette embellie, pas même des volaillers qui laissent derrière eux les conséquences de la grippe aviaire.

Entamant l'année 2006 à 67 euros, LDC l'a fini en trombe à 80 euros. Duc n'est pas en reste avec un cours passé de 6,25 à 10,75 euros en 12 mois, sans compter une embellie depuis les premiers jours de 2007.

En alimentation animale, Provimi s'est apprécié de 70% sur la période, profitant des rumeurs rachat de Nutreco ou du fonds Permira. Dans le secteur des légumes et produits traiteur, le climat est favorable à en juger par les performances de Tipiak (+6%) et Fleury Michon (+7,5% à 44,6 euros) qui enregistre une nouvelle année de hausse, mais c'est surtout Bonduelle qui détonne. Si 2005 avait été difficile (-13%), 2006 est l'année de la relance. De 57 euros, le titre a fini à 92 euros. Le pdg du groupe rappelait récemment que le légumier était « en passe de sortir de la crise de consommation ». « Bonduelle a été une très bonne surprise, avec une marge supérieure à celle attendue » juge Sébastien Faijean, directeur associé du bureau de recherche ID Midcaps. Danone a pour sa part continué d'afficher une santé étincelante, renforcée à coup d'Actimel et d'innovations comme son entrée sur le marché du bio (cours passé de 88,25 à 114,8 euros).

Même la GMS progresse

En guerre perpétuelle sur les prix, la grande et moyenne distribution réussit tout de même à améliorer sa valorisation, à l'image de Carrefour (+16%) et Casino (+25%). La réorganisation qui affecte le secteur des vins et spiritueux porte ses fruits, avec la poursuite de la croissance pour Pernod Ricard (+18%), Rémy Cointreau (+23%) tandis que Boizel Chanoine Champagne, acquéreur de Lanson il y a un peu moins d'un an, a plus que doublé son cours, (de 18,8 à 44,5 euros). Vranken « a enfin connu une hausse du titre de 15% en 2006, et c'est une société moins chère que ces concurrentes. De plus, elle va pouvoir profiter d'un accord d'externalisation avec Listel», laissant de nouveau des perspectives engageantes selon M. Faijean.

Avec un nouveau distributeur en Pologne tombé dans son escarcelle en juin, suivi par deux nouvelles acquisitions en novembre, le groupe Belvédère continue son plan de marche qui a porté son cours de 137 à 190 euros. Son actionnaire majoritaire devrait prochainement remettre des titres sur le marché pour renforcer son attractivité.

L'industrie laitière compte aussi de bons élèves au palais Brongniart avec Bongrain (+50% à 74,95 euros) qui a rationalisé sa présence hors de France. Les fromageries Bel se contentent, si l'on peut dire de 16% de hausse sur 12 mois. Ce climat général n'a pas empêché quelques retraits de la cote, un mouvement initié par le groupe familial Pasquier (pâtisserie et viennoiserie) début 2006 pour éviter que la sanction des marchés ne s'ajoute à des ventes en difficulté.

Evialis, seul en négatif

A la suite d'une offre publique de retrait de son dirigeant Guy Schumacher, c'est Saveurs de France Brossard qui s'est effacé des marchés financiers en juin avant qu'Elior n'annonce en fin d'année son retrait. Sans exclure un retour, son cofondateur Robert Zolade compte sur les fonds d'investissement pour doubler la taille et les profits de son entreprise. Seul Evialis s'affiche en négatif pour 2006, souffrant de la hausse des matières premières et d'un écoulement difficile des aliments pour animaux.

Dans l'ensemble, les bonnes performances ne doivent pas faire oublier les négociations délicates entre la distribution et ses fournisseurs, qui ne bénéficient pas de grandes marges de manœuvre. « Le mouvement vers les pays de l'Est ou d'autres continents permet d'échapper au joug des centrales d'achat. Cette orientation est une bonne solution » estime le directeur associé d'ID Midcaps.

Rédaction Réussir

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