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Les IAA moins défaillantes en 2005

Source : Heuler Hermes
Les dépôts de bilan ont baissé de 5,9 %. De plus grosses difficultés apparaissent en viande et boissons.

Les industries agroalimentaires ont été moins défaillantes l'an dernier. Elles enregistrent une baisse de 5,9 % des dépôts de bilan. Cette évolution est à contre-courant de la tendance générale. La société d'assurance-crédit Euler Hermes Sfac montre en effet une progression des défaillances d'entreprises en France, pour la quatrième année consécutive. En franchissant la barre des 50 000 cas enregistrés (+3,2 %), leur nombre a atteint, en 2005, un plus haut niveau depuis 1998.

La catégorie des industries alimentaires diverses subit 820 défaillances, soit un recul de 7,1 %. Celle de la viande rencontre davantage de difficultés, avec 172 dépôts de bilan (+4,2 %). Le secteur des boissons tire encore plus la langue et totalise 17 défaillances, ce qui représente une hausse de 21,4 %. En agriculture, le chiffre de 1 434 (+3,6 %) se situe dans la moyenne.

Délocalisation

L'augmentation des défaillances s'explique en grande partie par le fléchissement de la croissance économique et la détérioration des conditions d'exploitation des entreprises, d'après Euler Hermes, qui publie un « Bilan des défaillances d'entreprises en 2005 ». En Bretagne, la situation traduit une mutation de la filière agroalimentaire. « Particulièrement présentes sur les fabrications de produits surgelés, plutôt positionnées sur le créneau des marques de distributeurs, les IAA bretonnes doivent faire face à la pression grandissante de la grande distribution, fortement attaquée par le hard discount, souligne l'étude. Phénomène relativement nouveau : la délocalisation de fabrications sur l'étranger (à l'exemple du saumon traité en Pologne)».

Les Pays de Loire ont connu une année stable. Sur le plan des volumes, la région a bien résisté. Cela est dû en partie à la présence d'un « tissu d'acteurs indépendants, dont les positions de marché et les politiques dynamiques en termes d'investissements tirent un réseau de PME dans leur sillage ». L'étude cite, entre autres, Pasquier, Sodebo, Fleury Michon. Une autre réalité, moins positive, est l'annonce de plusieurs fermetures et cessions de sites industriels, accompagnées d'importants plans sociaux. Fait nouveau, la filière agroalimentaire est également touchée (Saupiquet, Schills…). Comme ailleurs, les crises agricoles ont été très présentes. Dans une moindre mesure, les secteurs laitier ou vinicole ont souffert de la baisse des prix et la sécheresse a pénalisé les rendements des exploitations.

« Tout cela favorise les regroupements et les restructurations aux divers stades de la filière (producteurs, transformateurs, négociants). » Concernant les autres régions, l'étude souligne en particulier la fragilisation de l'ensemble du tissu économique en Languedoc-Roussillon, suite à la crise viticole.

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