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Les gros bovins passent au tiers de classe

Les cinq classes E, U, R, O et P de la grille communautaire se subdivisent désormais en trois sous-classes.

Conformément à un arrêté du 18 novembre 2005, le classement de la conformation des carcasses au tiers de classe est entré en vigueur dans tous les abattoirs de gros bovins. Chacune des cinq classes E, U, R, O et P de la grille communautaire se subdivise désormais en trois sous-classes. Ces dernières doivent figurer sur la carcasse et le ticket de pesée. « Il ne s'agit pas d'une révolution,note Jean-Louis Bignon, délégué général de l'Association nationale interprofessionnelle du Bétail et des Viandes (Interbev). Seuls quelques abattoirs ne pratiquaient pas le tiers de classe. »

Des journées d'exercice à ce nouveau classement ont été organisées par Normabev, structure interprofessionnelle chargée d'organiser le classement, le marquage et la présentation des carcasses de gros bovins. D'autres sont prévues pour les personnes n'ayant pu y participer. Quelque 500 classificateurs travaillant dans les abattoirs sont concernés. Par ailleurs, Normabev vient d'éditer un guide pédagogique et méthodologique, conçu en partenariat avec l'Office de l'Élevage.

Tous les directeurs d'abattoirs en ont été destinataires. Ce document reprend un certain nombre de définitions et propose des schémas et photos permettant de donner une note à la carcasse, tant du point de vue de la conformation que de l'état d'engraissement. Il faut cependant rappeler que l'obligation du tiers de classe concerne uniquement la conformation des carcasses.

Avec ou sans machine

Si l'objectif est d'harmoniser les pratiques sur tout le territoire, la situation n'est la même partout. Des abattoirs possèdent une machine à classer, d'autres n'en ont pas. Même en étant équipé, l'établissement n'est pas forcément autorisé à classer automatiquement les carcasses. « Le classificateur est responsable du classement si la machine n'est pas agréée, précise Jean-Louis Bignon. Si elle l'est, il devient comme un conducteur de machine, chargé de rectifier d'éventuelles erreurs, sachant que celles-ci sont de moins en moins fréquentes ». En tout, 39 machines sont aujourd'hui installées dans les abattoirs. Parmi elles, 27 sont françaises, dont 19 autorisées à classer les carcasses de manière automatique. Les autres sont danoises (8 au total) ou allemandes (4 installées). Ce dernier modèle doit recevoir l'agrément de Bruxelles dans les prochains jours.

« Une nouvelle génération de machine, plus légère, arrive sur le marché, signale-t-il. Cela permettra d'équiper de nouveaux établissements ». L'objectif d'Interbev, à 4 ou 5 ans, est d'atteindre 70 abattoirs équipés, représentant 80 % des tonnages (contre environ 60 % actuellement).

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