Les éleveurs bretons veulent relancer la production
Les éleveurs de Bretagne ont affirmé, vendredi à l’assemblée générale de l’UGPVB, leur volonté de relancer la production de porcs, bovins et volailles et attendent de l’Etat « des décisions politiques concrètes » pour permettre cette relance. Selon les intervenants, la baisse des cheptels se traduira par la fermeture à moyen terme d’au moins un abattoir porcin, mais la situation est également critique pour les abattoirs bovins, également en surcapacité. « Développer l’élevage ne demande que des décisions politiques concrètes » dans le prolongement des déclarations du président François Hollande en septembre dernier : « produire plus et mieux, traiter les questions de distorsions de concurrence » avec nos voisins européens et « engager la simplification administrative », a affirmé Michel Bloc’h, président de l’UGPVB. Parmi les évolutions administratives attendues par les éleveurs, « une première priorité » est la « réforme des ZES » qui limitent les extensions d’élevage pour des raisons environnementales. Les producteurs considèrent que les efforts environnementaux entrepris depuis 20 ans ont porté leurs fruits, rendant de fait inutiles ces ZES. « On est sous une cloche administrative qui empêche les choses de bouger. On fera tout mieux si on libère les investissements. Le développement (de la production) ne doit pas faire peur », a insisté M. Bloc’h. Il a souligné que, « sur le plan énergétique, les bâtiments (agricoles) neufs sont à des années lumière de ce qu’ils étaient il y a 20 ans ». Or, pour regagner de la compétitivité face à la concurrence des grands producteurs européens (Danemark, Pays Bas, Allemagne), le parc agricole breton « vieillissant » a besoin de modernisation et d’investissements qui appellent préalablement ces réformes, a-t-il expliqué.