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Les chiffres et l’alerte

Le revenu des exploitants agricoles s’est donc nettement amélioré en 2006 (+16,1%), a-t-on appris cette semaine. C’est évidemment un motif de satisfaction pour les agriculteurs, mais aussi pour l’ensemble de la filière agroalimentaire. Car si l’industrie française veut continuer de disposer à l’avenir d’une matière première nationale, tracée, sécurisée et répondant à des standards de qualité élevés, il faut que les métiers de la production agricole restent attractifs. Le plus encourageant sans doute pour les agriculteurs est que l’essentiel du sursaut du revenu est lié à l’amélioration de la conjoncture. Il est évidemment plus gratifiant de vivre du fruit de sa production que de dépendre de subventions. Ce sentiment est partagé par l’ensemble des organisations agricoles mais ausi par le gouvernement ; la lettre de mission adressée par Nicolas Sarkozy à Michel Barnier est sans ambiguïté sur ce point : « nous sommes convaincus que la politique de soutien de notre agriculture doit évoluer pour répondre à la demande fondamentale de nos agriculteurs de vivre de leur travail, c’est-à-dire du prix de leurs productions », écrit-il au nouveau ministre. Il reste que les chiffres sont, comme souvent, à prendre avec précaution. D’abord la hausse du revenu ne fait que ramener les agriculteurs à leur situation financière d’il y a 5 ans ; ensuite l’amélioration de la conjoncture profite surtout aux grandes cultures et peu à l’élevage, ce qui risque à terme de creuser à nouveau le fossé entre les deux filières. Enfin, le service économique du ministère indique dans le même temps que le revenu des agriculteurs a reposé en 2006 à 77% sur les subventions publiques et provient pour plus de la moitié (55%) d’aides totalement déconnectées de la production. La pente sera longue à remonter.

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