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Les campagnes se suivent mais ne se ressemblent pas

Senalia, le prestataire du port de Rouen, a subi le contrecoup d’une campagne très agitée.

Comme l’a souligné Jean-Jacques Vorimore, président de Sénalia, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe vendredi dernier, la campagne 2002-2003 a été la première reflétant un plein exercice puisque Sénalia est née de la fusion entre Ucacel et SPR-Ucaport en milieu de campagne 2001-2002 ce qui ne permettait pas d’établir un bilan global pour la nouvelle société. Celle-ci est, rappelons-le, le premier prestataire de services de stockage, de manutention et de logistique portuaire sur le port de Rouen. Elle a renoncé, l’an dernier, à l’exploitation de son site du Havre, Agroport, qui s’avérait non rentable.

Sénalia déploie son activité dans quatre domaines : les céréales et les oléoprotéagineux pour l’exportation, qui transitent par ses terminaux portuaires, les graines oléagineuses et les produits transformés des usines de trituration et d’estérification de Saipol et de Diesterindustrie, les sucres blancs raffinés exportés par le terminal « Robust» et les fèves de cacao, réceptionnées et conditionnées à Rouen avant d’être livrées à la trituration.

L’activité affectée par de faibles récoltes

En 2002-2003, donc, le groupe avait stocké et manutentionné près de 6,6 Mt tous produits contre 4,5 la campagne précédente, cette progression spectaculaire étant essentiellement due à l’activité d’exportation de céréales qui avait porté sur 4,6 Mt. Elle intervenait après deux campagnes successives de baisse dans ce secteur. Sénalia ne pourra pas, en 2003-2004 confirmer cette performance, sinistrée qu’elle a été par la chute des exportations céréalières vers les pays tiers, consécutive à la forte baisse de récolte.

Le résultat au 31 décembre, une demi-campagne, porte sur 1,24 Mt, en retrait de 23,7 % sur la période correspondante de 2002-2003 et Claude Garnier, directeur adjoint, prévoit pour l’ensemble de la campagne, une baisse de 50 % ;par rapport à la précédente. L’activité sucre a été, elle aussi, pénalisée par la petite récolte issue des conditions climatiques et a regressé de 67 000 tonnes à 86 800 tonnes, la perte prévisible sur la totalité de la campagne risquant d’atteindre 150 000 tonnes. En ce qui concerne les fèves de cacao, si l’activité de transit et de manutention a été apparemment bonne grâce à la progression des sorties, en revanche, les entrées ont chuté là encore pour des raisons de climat, mais politique cette fois, avec les événements de Côte d’Ivoire. Seule la trituration affiche une évolution positive de + 10,7 % à fin décembre 2003 à 768 000 tonnes, qui devrait se confirmer.

La diversification des activités à été depuis longtemps un facteur d’équilibre et de progression des résultats financiers du groupe. Le dynamisme du poste trituration atténuera en 2003-204, les déboires des autres secteurs. Mais ni le président Vorimore, ni son directeur général, André Laude, n’éludent la perspective d’un mauvais bilan 2003-2004. La nature, qui a beaucoup à se faire pardonner l’an dernier, jouera un rôle primordial pour la reprise d’activité de Sénalia qui dépend avant tout des volumes transités, donc produits.

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