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lerte rouge sur e front de l'export

À quelques mois de l'ouverture des portes du grand Salon de l'agroalimentaire (le Sial) à Villepinte, des signes alarmants devraient faire réagir les organisations professionnelles et les pouvoirs publics. En avril dernier, l'excédent des échanges agroalimentaires français a atteint 586 millions d'euros, en baisse de 233 millions d'euros par rapport à avril de l'an passé. En cumul, sur les quatre premiers mois de l'an-née, il s'agit ainsi du plus faible niveau enregistré depuis 2010, rapporte le service de statistiques du ministère de l'Agriculture. L'excédent des échanges de produits transformés a atteint 418 millions d'euros en avril dernier, en recul de 146 millions d'euros par rapport à l'année dernière. Les exportations ont régressé de 187 millions d'euros. Les ventes de produits laitiers ont diminué de 9,8 %, celles de viandes de 11 %, de produits à base de fruits et légumes de 7 % et de sucre de 23 %. Et fait nouveau, ce mois-ci, les ventes de vins ont régressé (de 74 millions d'euros sur un an) du fait d'une moindre demande européenne en vins français (de la part du Royaume-Uni, de la Belgique, des Pays-Bas) et de la baisse des exportations à destination de Hong Kong. La France perd encore du terrain à l'export, il faut agir vite. Le 28 juin à Paris, l'OSCI (Fédération des entrepreneurs du commerce international), le Medef et l'Ania organiseront un « Meet up pour les entreprises agri-agro ». L'objectif : inciter des entreprises à collaborer pour aller à l'étranger en mutualisant leurs ressources à travers 30 nouveaux projets d'exportation collaborative, appelés tracks (comme la filière viande en Colombie, les produits sans OGM aux États-Unis, ou le bio haut de gamme en Scandinavie). Une bonne idée, mais les pouvoirs publics devraient aussi donner un coup de pouce aux IAA, par exemple en simplifiant le dispositif d'accompagnement public et en orientant les financements par zone prioritaire de développement à l'export, comme le demande l'Ania dans son pacte alimentaire. Ou encore en incitant les grands groupes à emmener les PME avec eux à l'étranger. Des mesures à prendre d'urgence.

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