Le ras-le-bol de l’Ania contre la grande distribution
«Depuis deux ans, les distributeurs n’appliquent pas les dispositifs de la LME (ndlr : loi de modernisation de l’économie). Ils ne veulent prendre en compte ni les conditions générales de vente ni les plans d’affaires. On en a ras-le-bol, il faut que la situation change », a déclaré Jean-René Buisson, président de l’association nationale des industries alimentaires (Ania), ce matin lors d’une conférence de presse. L’association a tenté, en vain, de faire passer au Sénat trois amendements en ce sens lors de la discussion sur la loi de modernisation de l’agriculture. « On va repartir à la bataille. On promet de mauvaises nuits au ministre lors du débat à l’Assemblée », a prévenu Jean-René Buisson. Nicolas Sarkozy lui aurait promis le 17 mai que la négociabilité des CGV devait s’accompagner de contrôles. « Mais, quand on voit que les assignations des 6 enseignes de distribution sont reparties pour 6 mois parce que la DGCCRF n’a pas été capable de nommer quelqu’un pour la représenter à l’audience, on en doute », a réagi le président de l’Ania. Si la LMAP n’intègre pas ses amendements, il se dit prêt à changer les statuts de l’Ania « pour aller directement en justice en se portant partie civile dans des actions contre la distribution » et pourquoi pas recréer un front commun avec la FNSEA, la CGPME, CGI et Coop de France.