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Le Limousin n’est pas à l’abri de la crise ovine

Avec près de 40 000 brebis perdues en 2006, le cheptel ovin du Limousin aura atteint son chiffre le plus bas jamais enregistré, après avoir déjà comptabilisé 25. 000 têtes de moins l’année précédente. Cette situation, qui reflète la conjoncture nationale que l’on connaît, ne manque pas d’inquiéter les professionnels régionaux, et les 3 800 éleveurs recensés. Le chiffre symbolique des 500 000 animaux est depuis quelques mois dépassé à la baisse, (464 000) avec les conséquences que l’on devine, que ce soit dans les abattoirs ou dans les exploitations.

Pour la Chambre d’Agriculture du Limousin, « cette baisse du cheptel concerne surtout les petits troupeaux de moins de 100 brebis, tandis que les gros se maintiennent et auraient même tendance à grossir.» Pour les moutonniers, les causes n’en restent pas moins évidentes, entre désaffection des vocations au profit de l’élevage bovin, aides peu attractives, et concurrence internationale. De fait, en matière de revenus, dans cette région comme ailleurs, il est plus rémunérateur de se consacrer au bœuf qu’à ses agneaux, que ce soit en matière de prix, de primes, ou de difficultés diverses.

Le bœuf contre l’agneau ?

Du côté des responsables consulaires et syndicaux, on estime qu’il y a urgence à rééquilibrer une production en chute, par des mesures financières encourageant les exploitants. « L’aide aux ovins doit être une priorité » déclamait récemment Jean Marie Delage, président de la Chambre haut-viennoise, tandis que des représentants des éleveurs se refusaient à dépouiller les uns – les bovins – pour habiller les autres.

Cette crise, qui n’en est heureusement pas à son cas le plus extrême, ne devrait cependant pas avoir d’incidence notable sur la production des agneaux de qualité comme le baronet qui continue pour sa part d’afficher une belle santé. 325 000 brebis sont engagées dans cette filière qui fait vivre les grands abattoirs régionaux et qui ne semble pas prête à se tarir. Il n’empêche que pour la quatrième région française du mouton, perdre 40 000 têtes en quelques mois n’en reste pas moins préoccupant.

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