Le Consorcio Serrano : bien vendu, mal connu
Les exportations espagnoles de jambon cru se portent bien. Leur niveau est stable sur le marché français, à 6 900 tonnes en cumul annuel mobile en 2012. Mais, le label défendu par les plus gros producteurs de serrano manque de notoriété. En conférence de presse le 10 octobre, Miguel Sanchez, DG du Consorcio Serrano, a semblé déçu par les résultats d’une enquête téléphonique auprès de 200 chefs de rayons charcuterie. Si 99 % des sondés connaissent le produit, 69 % savent qu’il vient d’Espagne. Pire, seulement 26 % des chefs de rayon reconnaissent le label Consorcio Serrano, surtout à la coupe et moins en libre-service (deux tiers contre un tiers). Parmi eux, 85 % jugent qu’il correspond à une qualité supérieure par rapport aux autres jambons serrano et 69 % considèrent que son prix plus élevé est justifié. Le Consorcio, qui pèse en Espagne 40 % de la production et 80 % des exportations de ce type de jambon cru, voit grossir ses effectifs. 23 entreprises seront représentées sous sa bannière au Sial. Leur association repose sur un contrôle de la qualité du jambon, qui doit être vendu à son optimum, en moyenne après 12 mois d’affinage. L’autre mission du Consorcio est de promouvoir le produit. Parmis les 200 journées d’animation prévues cette année en France dans les grandes surfaces, une soixantaine a déjà eu lieu cet été, le reste devant s’étaler jusqu’à Noël.