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Le chiffre d’affaires du traiteur frais s’étiole

Pour la première fois, en 2003, le chiffre d’affaires (+5,4%) du marché des produits traiteur frais libre service en GMS a progressé moins vite que ses volumes (+6,2%). Cet étiolement peut être considéré comme un effet collatéral de la guerre que se livrent les grandes surfaces (hyper et super) et le hard discount. En 2003, le marché du traiteur frais a représenté quelque 140,8 milliards d’euros dans l’hexagone soit +2,9% par rapport à 2002. Les supermarchés n’ont progressé que de 0,8% et les hypermarchés de 2,3% alors que le hard discount a crû de 15%. Cette fulgurante ascension n’est pas uniquement due au rythme effréné des ouvertures des magasins de hard discount (notamment sous les enseignes Lidl, Aldi et Ed) puisque à magasin constant le traiteur frais LS a progressé de 6% l’an passé. En volume, le hard discount explique 43,5% de la croissance globale du marché, selon AC Nielsen. Une croissance que l’on retrouve sur tous les segments et plus particulièrement les pizzas, les pâtes ménagères et la charcuterie pâtissière.

Synafap-Fict : « une fusion souhaitable»

En réponse à cette très forte percée, les GMS ont voulu jouer la carte des premiers prix et des MDD notamment sur les pâtes à tarte et les salades. Le nombre de références en traiteur frais LS a progressé de 10% sur les 1er prix et de 7,8% sur les MDD contre 1,4% pour les marques nationales, en hypermarchés. Leur place en rayon s’étant beaucoup amoindrie, les grandes marques ont, quant à elles, joué le jeu des promotions.

Ces réponses à la progression du HD n’ont finalement pas eu l’effet escompté et aujourd’hui les fabricants de traiteur frais, réunis au sein du Synafap, demandent aux grandes surfaces de leur redonner la place qu’ils méritent au sein du linéaire libre-service et de préserver le rayon coupe de plus en plus menacé. Pour conforter cette position, le président sortant du Synafap, Michel Giraud, a hier fait le vœu d’un rapprochement avec la FICT (fédération des industriels de la charcuterie et du traiteur). « Rien ne se fera à l’avenir sans le regroupement sous une même bannière», a-t-il insisté.

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