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Le casse-tête du transport animal revient sur la table des Européens

Les ministres européens de l’Agriculture espéraient trouver hier à Bruxelles un compromis a minima sur le durcissement des règles de transport d’animaux dans l’UE. A l’heure où nous mettions sous presse, la présidence néerlandaise avait réussi au niveau technique à sortir le dossier de l’ornière. Mais l’opposition de quatre pays, dont l’Allemagne, laissait planer une incertitude quant aux chances d’accord politique. En théorie, le projet d’accord « est susceptible d’avoir une majorité qualifiée, mais apparemment sans l’Allemagne, ce qui gêne la présidence néerlandaise », a précisé un diplomate. Concrètement, les grandes lignes du compromis ébauché entre experts renvoient aux calendes grecques la révision des durées maximales autorisées et des fréquences de temps de repos imposées pour les transports d’animaux. Pour l’essentiel, l’idée est d’équiper les camions avec le système de navigation par satellite GPS d’ici 2009, pour assurer de meilleurs contrôles. La révision des temps de transport, elle, interviendrait quatre ans après l’entrée en vigueur du nouveau règlement, soit de facto dans six ans minimum. Les pays du sud (France, Espagne, Italie, Portugal, Grèce) voient d’un bon œil la proposition, mais souhaitent de surcroît que la Commission évalue l’impact socio-économique d’une future révision avant de la mettre en chantier. A l’opposé, les pays les plus « welfaristes » veulent avancer d’au moins deux ans la révision. Selon un diplomate, deux d’entre eux (Belgique, Danemark) sont déterminés à voter lundi contre le projet d’accord, sur lequel l’Allemagne et l’Autriche portent elles aussi un jugement « très négatif ».

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