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Lapin : un marché marqué par une baisse de l’offre

Le marché français du lapin a très mal commencé l’année 2008. En effet, bon nombre de producteurs se sont retrouvés en difficultés face à un contexte de marché excédentaire à la fin 2007. Face à cette situation, une seule solution : diminuer l’offre pour mieux l’adapter à la demande.

L’année 2008 a débuté dans des conditions très différentes que l’année précédente en ce qui concerne le marché du Lapin. Selon les différents indicateurs utilisés par l’Itavi, la production de lapin aurait présenté une hausse modérée en 2007, on parle de 80.000 tonnes de viande. En effet, selon la Fenalap qui suit le niveau de production de lapin par trimestre à partir de données transmises par 17 groupements qui représentent 95 % de la production organisée nationale, l’évolution de la production en 2007 a été la résultante de cessations, agrandissements et créations d’élevage enregistrées par les structures. Ainsi, à la fin 2007, ce bilan s’établit à une hausse de 8.772 femelles, soit l’équivalent de 600 tonnes de kapins abattus en plus.

En toute logique, les enquêtes du SCEES montraient une hausse des abattages contrôlés de lapins par rapport à 2006, aussi bien en tonnage qu’en nombre de têtes avec 53.980 tonnes (+1,9 %) et 39.2 millions de lapins contre 38,7 millions en 2006.

Cependant, dès la fin de l’année 2007, l’heure est à un contexte de marché excédentaire. l’offre excède nettement la demande. Ainsi, la moyenne cumulée de l’ensemble de l’année 2007 de la cotation nationale du lapin vif montre un repli de 2,96 % par rapport à 2006 en s’établissant à 1,59 euro le kilo vif. C’est dans cette ambiande que l’année 2008 commence. En effet, selon le panel TNS, dans un contexte de baisse généralisée des achats de viande par les ménages, les achats de viande de lapin présentent une forte baisse. Ainsi, pour la période allant de fin décembre 2007 à début septembre 2008, la baisse de la consommation serait de 11,9 % pour l’ensemble des lapins. Un repli réparti entre -14,6 % en entier et -7 % en découpes.

Une adaptation de l’offre à la demande payante

L’ensemble de la profession se dirige alors vers une stratégie d’adaptation de l’offre à la demande. Une initiative indispensable, compte tenu de la situation critique de bon nombre d’éleveurs. C’est sur un bilan largement négatif que se termine le premier trimestre 2008. En effet, selon l’Itavi, la production de lapins présente une baisse plus que significative de 24.645 femelles. De même, les fabrications d’aliments de lapin des entreprises de plus de 30.000 tonnes par an seraient en repli de 7,2 % de janvier à juillet 2008.

Les abattages contrôlés ont donc inévitablement baissé avec -5,6 % en volume et 5,7 % en têtes sur les huit premiers mois de l’année, par rapport à la même période en 2007. Les échanges commerciaux ont également évolué en faveur de l’adaptation de l’offre à la baisse de la consommation en viande de lapin. Ainsi, elles ont progressé, bien que ce soit au prix de concessions tarifaires. Et, dans le même temps, les importations présentent un net recul quelle que soit leur provenance (-18,9 % en août 2008 par rapport à août 2007).

Ce repli de l’offre a porté ses fruits avec une nette orientation à la hausse des cours du lapin. En effet, en septembre, la consommation s’est sensiblement réveillée, entraînant un cours du lapin vif à 1,73 euro le kilo en semaine 38, soit une hausse de 2,9 % par rapport à la même période de 2007. De même, à Rungis, le prix moyen de la carcasse standard s’établit 21,5 % au dessus de son prix en 2007... Tout dépendra dorénavant de l’évolution de la consommation et de la capacité des opérateurs de la filière à s’y adapter.

Rédaction Réussir

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