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Langlois : « Non à une hausse de la taxe d'abattage »

Réunis en congrès aujourd'hui au Touquet (Pas-de-Calais), les industriels privés de la FNICGV comptent réaffirmer leur opposition à une hausse de la taxe d'abattage. Ils se disent en revanche favorables à une TVA sociale, à condition de maîtriser l'effet pervers du renchérissement de la viande. L'un des temps forts de l'AG sera le lancement du plan d'accompagnement des entreprises, qui doit se concrétiser à la rentrée prochaine.

LM : Où en est votre « réflexion globale » avec les pouvoirs publics sur la restructuration des outils ?

Dominique Langlois : Une convention va voir le jour entre l'Office de l'Elevage et les fédérations industrielles de la viande des secteurs privés et coopératifs. Sa mise en place est désormais acquise. Elle doit permettre de situer les évolutions stratégiques et opérationnelles des entreprises adhérentes, afin de leur faire prendre les bonnes décisions concernant l'avenir. Des audits leur seront proposés, notamment sur l'évolution des outils, la mise en commun de moyens, les rapprochements, les repositionnements... Aucune enveloppe budgétaire n'est encore fixée. Mais, cela pourrait concerner une quarantaine d'entreprises par an entre 2007 et 2010.

L'Office de l’Elevage participerait à hauteur de 50 % des frais d'étude, lesquels se situent généralement entre 40 000 et 50 000 euros. En termes de calendrier, le dispositif doit être opérationnel d’ici à septembre.

LM : Quel est votre message au nouveau ministre Barnier sur le Service public de l'équarrissage ?

D.L : Je rappellerai ma ferme opposition à une hausse de la taxe d'abattage. Cela n'a pas lieu d'être, à un moment où il est question d'alléger les charges. La viande est déjà un produit cher. Ponctionner davantage les entreprises créerait une tension supplémentaire sur les prix. Le résultat serait une nouvelle baisse de la consommation. Autre argument, le principe « pollueur payeur » doit s'appliquer. L'Etat ne fait plus face à aucune opposition au paiement par les éleveurs de leurs « déchets ».

LM : L’expérimentation d’une TVA sociale vous séduit-elle?

D.L : Le secteur de la viande est caractérisé par un important coût social. C'est une industrie de main d'œuvre. Nous sommes favorables à la TVA sociale, dans la mesure où elle permet un allègement de charges. Mais, attention à l'effet pervers que représenterait une hausse des prix. L'autre mesure intéressante dans le « paquet fiscal » est la détaxation des heures supplémentaires. Pour l'appliquer à nos entreprises, des adaptations seront nécessaires. L'industrie de la viande bénéficie d'un régime particulier, qui permet de dépasser la durée légale du temps de travail en période de forte activité et inversement lors des moments creux. Si on permet à nos salariés de gagner plus en travaillant plus, cela améliorera l'attractivité du secteur, qui connaît des difficultés de recrutement.

LM : Le secteur du veau traverse une crise importante. Quelle est votre analyse ?

D.L : Un accord interprofessionnel de relance de la filière veau a été signé, suite aux conclusions de la mission Porry. Il y a urgence à le mettre en œuvre. Soit les pouvoirs publics laissent filer, et le secteur dépérit, soit des aides publiques sont débloquées. Le ministère veut se donner du temps, mais dans les semaines qui viennent, la situation peut devenir très délicate.

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