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Lait : nouvel échec des négociations sur les prix

Les discussions sur la fixation du prix du lait entre les producteurs et les transformateurs ont de nouveau échoué. Réunis mardi, ceux-ci ne sont toujours pas parvenus à s’entendre. Comme lors de la rencontre du 22 janvier, les représentants de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) ont refusé les baisses du prix du lait payé aux producteurs réclamées par la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) et la Fédération nationale de la coopération laitière (FNCL). Cette fois, les transformateurs, qui souhaitaient à l’origine une baisse de 18 euros/1 000 l, ont fait une nouvelle proposition incluant un recalage progressif par rapport aux prix pratiqués dans d’autres pays européens et l’intégration complète d’un index prenant en compte l’évolution du prix des produits industriels et la pression concurrentielle à l’export des PGC. « Une telle mesure se serait traduite par une baisse de plus de 10 euros au 1er trimestre qui aurait atteint environ 20 euros au 4e trimestre», explique Gilles Psalmon, responsable économique à la FNPL. L’offre a donc été repoussée par les producteurs qui préparent à nouveau des actions pour faire plier les transformateurs.

En l’absence d’accord, le prix du lait payé aux producteurs peut donc désormais être fixé librement par les industriels. Lactalis a ouvert le bal. Le groupe mayennais qui, ne faisant pas partie de l’interprofession laitière n’a donc pas pris part aux négociations, a annoncé une baisse de 9 euros/1 000 l pendant le 1er trimestre 2004, applicable dès la paie de janvier. L’ex-Besnier indique que cette décision est basée sur « l’application de l’accord de 1997, intégrant à 100 % les critères d’indexation, qu’il faut corriger de l’incidence des PGC, et auquel il faut rajouter une prise en compte partielle de l’environnement économique européen ». Soit un mode de calcul très ressemblant avec celui proposé par les transformateurs.

En agissant ainsi, Lactalis espère être suivi par les autres industriels. « Cette proposition devra s’intégrer dans un accord national qui reste à définir le plus rapidement possible, et qui devra tenir compte de la compensation annuelle prévue pour les producteurs de 12 euros/1 000 l» explique-t-il.

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