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L’abattoir de Pau repris par GLV et Pédavia

La ville de Pau a revendu son abattoir municipal au tandem GLV-Pédavia. Cet outil majeur pour la filière bovine pyrénéenne doit se réorganiser pour répondre aux besoins de tous ses utilisateurs.

La ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques), qui avait mis en vente son abattoir municipal, a tranché entre les deux dossiers qui avaient été déposés pour sa reprise. Le 24 mars dernier, le conseil municipal a choisi de revendre cet outil à GLV (Gascogne Limousin Viande, filiale à 100 % du groupe Serval) et Pédavia (groupe Arcadie), entreprises d'abattage présentes sur le site et associées pour l'occasion. A eux deux, ces abatteurs ont assuré 64 % de l'activité en 2005, dont 57,3 % pour GLV et 6,7 % pour Pédavia.

Une autre proposition de reprise avait été déposée par la CELPA (Coopérative des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques), qui réalise, via sa filiale Vignasse et Donney, 24 % de l'activité de l'abattoir, mais son offre a été écartée.Essentiellement spécialisé dans les gros bovins et les veaux (avec aussi une petite filière ovine), l'abattoir de Pau possède une capacité de 15 000 tonnes et son activité s'est montée à 13 075 tonnes l'année dernière. Bien que toute la partie « chambres froides » ait été refaite récemment, il nécessite d'importants travaux de mise aux normes et de modernisation qui, selon les études réalisées par différentes structures, pourraient atteindre 3,5 à 5 millions d'euros. Une dépense que la commune de Pau ne voulait pas prendre en charge.

La gestion de l'abattoir, par le nouveau tandem GLV-Pédavia, prendra effet le 1er juillet prochain. En attendant, c'est la SEEFAP (Société d'exploitation des entrepôts frigorifiques et des abattoirs de Pau), en charge jusque-là de cette tâche, qui poursuivra son activité jusqu'au 30 juin (une cinquantaine d'employés). « Notre porte reste ouverte à toutes les sociétés d'abattage intéressées, dans le même esprit de “service public” que ce qui se faisait auparavant,confie Christine Coussirat, responsable du service qualité de GLV. Notre objectif est, bien entendu, de développer l'activité du site et l'essentiel est d'avoir du tonnage». Une table ronde devrait bientôt réunir les différents utilisateurs de l'abattoir, afin de discuter de la nouvelle organisation à mettre en place.

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