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La Statistique publique refuse la délocalisation

Rien ne va plus dans la Statistique publique. Une grève est organisée aujourd’hui, la première de son histoire. En cause, un projet de délocalisation à Metz « imposé sans concertation ». Le personnel y voit la suite d’une « longue période de polémique ». Nous avons déjà évoqué dans nos colonnes les relations parfois tendues entre le service de la statistique agricole et le cabinet du ministre de l’Agriculture. En 2006, une étude Agreste Primeur sur la parité hommes femmes dans les exploitations agricoles avait subi un report de publication. Des numéros consacrés aux pollutions agricoles avaient connu le même sort.

« Nous constatons avec amertume nos difficultés à diffuser des travaux sur de nombreux sujets sensibles, de la mesure du chômage au Contrat nouvelle embauche (CNE) », déplore une lettre d’Agreste diffusée vendredi. « Nous ressentons donc la délocalisation comme un rappel à l’ordre supplémentaire. » Le projet de création d’un pôle statistique de 1 000 personnes à Metz est censé compenser les fermetures de casernes en Lorraine. Il s’inscrit dans un mouvement de décentralisation déjà entamé pour la statistique agricole, qui se trouve à Toulouse.

Désorganisation

« Le refus de la délocalisation est celui d’un projet destructeur de la Statistique publique », souligne Agreste, dans sa lettre intitulée avec humour « Nous ne passerons pas par la Lorraine ». Une forte proportion du personnel serait touchée. On chiffre à 4 500 les effectifs de l’Insee en 2012, compte tenu de sa pyramide des âges. La lettre rappelle le « désastreux précédent » de la délocalisation de la Statistique britannique au pays de Galles, qui s’est traduit par le départ de nombreux experts du service. Pour les syndicats, les transferts de personnel ne pourront se faire que par un renouvellement complet des effectifs. Ce qui signifie aussi l’impossibilité de la transmission du savoir. Le DG l’Insee a annoncé sa démission, si le projet de délocalisation lui est imposé dans sa forme actuelle. Son prédécesseur avait été démis de ses fonctions, suite à la polémique concernant la mesure du chômage. Un deuxième départ ferait désordre.

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