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« La réforme est une chance pour l’institut et les producteurs »

Création de valeur, lisibilité et crédibilité pour les consommateurs, revalorisation du travail en interne, communication. Tels sont les enjeux du nouvel Inao, selon sa nouvelle directrice Marion Zalay.

Ce n’est pas une novice qui prend les rênes de l’institut. chef du bureau des viandes de 1996 à 1999 à la direction de la production et des échanges, Marion Zalay a été, entre autres, conseillère technique pour les productions végétales dont la viticulture puis conseillère technique auprès de Thierry Breton concernant plus particulièrement les questions de consommation. Cette passionnée de longue date des terroirs arrive à un moment crucial à la tête de l’institut car elle a la lourde charge de mettre en musique les fondements de la réforme dans un temps record. Mais au-delà des aspects techniques (et sans les sous-estimer) la personnalité de Marion Zalay est atypique. « La réforme de la politique d’origine et de qualité est une chance fantastique pour l’institut, les producteurs et tous ceux qui mettent cette politique en application. À nous de la saisir collectivement », assure-t-elle.

Il y a en elle une sorte de passion raisonnée pour la création d’une valeur qui n’est pas « délocalisable » concernant des produits dont les consommateurs sont de plus en plus friands. Les consommateurs, Marion Zalay les connaît bien depuis son passage à Bercy : « Il n’y a pas suffisamment de lisibilité pour le consommateur pour qu’il fasse pleinement la différence entre des produits de tous les jours et les vrais produits de terroir. » Dur, quand on sait que certaines filières peinent pour trouver la plus value nécessaire et rémunératrice de leurs efforts.

Tout le monde doit profiter de la réforme

Lors du Congrès du personnel de l’Inao, Marion Zalay s’est voulue à la fois rassurante et résolument tournée vers l’avenir : « La supervision globale du contrôle est une grande chance pour l’institut. Nous allons dégager du temps de travail pour les agents de l’Inao, non pas pour leur enlever un peu de leur métier, mais pour les recentrer sur les fondamentaux de leur métier. Tout le monde doit profiter de la réforme. »

Enfin et c’est le fondement de toute politique de la valeur, Marion Zalay mise sur la communication. C’est un discours qui jusqu’à présent n’a pas obtenu beaucoup d’écho de la part des pouvoirs publics. Aura-t-elle le pouvoir de la conviction ? « Plus on fera passer le message vers les consommateurs que ces produits sont vecteurs de valeur ajoutée, plus ceux qui travaillent en aval et ceux qui consomment seront attirés. L’Inao doit ouvrir ses fenêtres car nous représentons pour l’extérieur une forme d’attraction naturelle. Nous parlons de choses concrètes qui intéressent. L’Inao mérite que l’on s’intéresse à lui, c’est une sorte d’écrin et les produits en sont les bijoux. »

Marion Zalay saura-t-elle pousser les bonnes portes et trouver les espèces sonnantes et trébuchantes qui manquent si cruellement depuis des années à l’Institut ? Quoi qu’il en soit, il ressort de ce tour d’horizon que cette femme volontaire est prête à trouver ce que tout le monde attend : de la conviction pour donner de l’Inao une image d’un organisme public en marche et qui a tous les atouts pour gagner.

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