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La « langoustine de Cornouaille » comme rempart à la concurrence

Les sept ports de pêche du Sud-Finistère réfléchissent à l’avenir de leur filière langoustine, et envisagent à terme d’identifier sur le marché leur production par un étiquetage « langoustine vivante de Cornouaille ».

Au travers de leur association interprofessionnelle, « Pesca Cornouaille », les sept ports de pêche du Sud-Finistère réfléchissent à l’avenir de leur filière langoustine, et envisagent à terme d’identifier sur le marché leur production par un étiquetage « langoustine vivante de Cornouaille».

Un cahier des charges a été préparé, qui prévoit une taille supérieure à 8,5 cms de long (50 à 55 langoustines au kilo), et une langoustine présentant 95 % de vitalité sur l’étal. Elle a été pêchée quelques heures avant mise en marché, ou réfrigérée en vivier embarqué à 6 °, l’espace de 24 heures en moyenne. Les 102 bateaux langoustiniers du pôle cornouaillais -Lesconil, Loctudy, Saint-Guénolé-Penmarc’h, le Guilvinec et Concarneau (Douarnenez et Audierne ne pêchent pas de langoustines)-, ont pêché l’année dernière, dans le golfe de Gascogne, 1460 tonnes de langoustines commercialisées vivantes, soit presque la moitié de la production française. « Mais nos effectifs ne cessent de se réduire et la concurrence est de plus en plus plus forte», explique Patrice Donnard, président de « Pesca Conouaille», de l’organisation des pêcheurs de l’Ouest Bretagne et de Normapêche, groupe qualité. D’Ecosse parviennent en France des langoustines vivantes, comme celles du sud Finistère estampillées « pêchées en Atlantique du nord-est ». Un mouvement qui se renforce depuis quelques mois. Les consommateurs préfèrent aussi parfois les crevettes aux langoustines.

L’étiquetage « langoustine de Cornouaille » doit donc servir de rempart aux pêcheurs bretons, et éviter les méventes et l’application du prix de retrait. Mais pas seulement. L’identification couronnera plus, en effet, une nouvelle organisation de mise en marché.

Eloigné des bassins de consommation, le sud Cornouaille doit adapter les horaires de débarquement des langoustines pour permettre leur commercialisation dans la journée. Or aujourd’hui, les langoustiniers rentrent généralement de pêche en milieu d’après-midi pour une commercialisation au petit matin le lendemain. Le groupement qualité Normapêche expérimente le même cahier des charges depuis deux ans auprès des langoustiniers du Croisic (Loire-Atlantique) et de Lorient (Morbihan). Si l’expérience fonctionne bien, précise Patrice Donart, « c’est parce qu’ils débarquent à 4 heures du matin et que leurs langoustines sont expédiées 1 heure après, et qu’il y a plus d’acheteurs».

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