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La hausse des prix profite aux laiteries de Poitou-Charentes

Deux motifs d’inquiétude demeurent : la fin des quotas et le durcissement des cahiers des charges AOC.

Réunies en assemblée générale le 18 juin dernier à Surgères (17) les coopératives laitières du Poitou Charente ont présenté un bilan satisfaisant pour l’année 2006 malgré un marché fragilisé par la conjoncture. Entre baisse de la consommation en matière de lait frais et de beurre, cours aléatoires – redressés en fin d’année au niveau de l’industrie – et baisse des prix de vente, les laitiers de la région manifestent un optimisme très relatif. Tout n’est cependant pas négatif, pour les 7100 producteurs et 3000 salariés du bassin le plus important de France, où se collectent annuellement 1,480 milliard de litres de laits, pour un chiffre d’affaires global de 1,2 milliard d’euros.

Ainsi du beurre AOC Charente-Poitou en progression de 3,9% et une cotation beurrière générale repartant à la hausse depuis mars dernier, mais aussi d’une filière caprine à l’avenir prometteur. Avec plus de 236 millions de litres en 2006 (+1,39%) et une croissance de la consommation de ses fromages de 1,6% le monde de la chèvre a ses clignotants au vert. Restent les incertitudes liées à la fin des quotas prévue pour 2015 et les nouvelles contraintes imposées par l’INAO en matière d’AOC, donc du beurre évoqué ci-dessus.

Pour les premières, le président de l’association, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a déclaré « souhaiter le retour à une préférence communautaire, avec des laits différentes, à haute valeur ajoutée. Nous réclamons la contractualisation des quotas par bassins laitiers, afin de maintenir les spécificités des laits, car la culture du lait en France, c’est la culture des différences. » Pour les secondes, les 5 800 producteurs (20 000 tonnes en 2006) sont déjà soumis à un strict cahier des charges mais devront respecter de nouvelles exigences concernant l’alimentation des animaux. L’une d’elles a déjà provoqué quelques remous lors de son annonce, imposant 100% de fourrages grossiers poussés sur l’exploitation ou dans la zone d’appellation. Il n’est pas toujours facile d’être le n°1 en son domaine.

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