La conserverie de poisson explique ses bonnes pratiques

> Jean-François Hug, président du groupe « poissons conservés » à la fédération des industries d'aliments conservés et Amaury Dutreil, vice-président du groupe et directeur général de Petit Navire.
Le 7 juillet, Greenpeace lançait sa campagne « tous les thons méritent une relation durable » pour que les marques intègrent des exigences environnementales ambitieuses dans leur cahier des charges. Comme en réponse à l'ONG, l'interprofession des conserves de poisson tenait le lendemain une conférence de presse pour revenir sur ses engagements dans la préservation des ressources. Les professionnels ont rappelé la réglementation stricte et les contrôles auxquels la filière est soumise. Au-delà des obligations légales, ils se sont engagés dans une charte des bonnes pratiques. Depuis sa signature, l'année dernière, « nous avons mis à disposition les études scientifiques faites sur les stocks de poissons », déclare Jean-François Hug, président du groupe « poissons conservés » à la Fédération des industries d'aliments conservés. « Nous avons aussi organisé, le 6 mars, une journée sur la pêche durable avec toute la filière thon, des armateurs à la distribution. » L'interprofession a par ailleurs mis en place un référentiel pour le diagnostic de la norme Iso 26000, qui vise à réduire les impacts des activités sur l'environnement. Côté qualité, les industriels travaillent pour améliorer les méthodes de qualification des ADN de poisson, qui permettent de vérifier que les poissons étiquetés sont les bons. Ils ont également commandité une étude afin d'apporter des éléments scientifiques sur la conservation d'une boîte de poisson après ouverture.
Vers de nouveaux usagesLe marché du poisson en conserve est stable aujourd'hui, avec 119 100 tonnes de conserves consommées en 2014. Les industries françaises produisent 42 % de la consommation, avec un chiffre d'affaires de 850 millions d'euros. Pour Amaury Dutreil, vice-président du groupe « poissons conservés » et directeur général de Petit Navire, les perspectives de développement se trouvent dans les produits les plus valorisés et les nouveaux usages de consommation. « Il y a des choses à développer vers le chaud et le cœur de repas, explique-t-il. Nous réfléchissons aussi à travailler de nouvelles espèces, comme le merlu. »