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La Conf’ favorable à une dégressivité des aides

Le syndicat veut des aides plus élevées sur les premiers hectares. Autre proposition : revisiter les DPU.

Aquelques semaines des choix français dans le cadre du bilan de santé, la Confédération paysanne a détaillé vendredi ses propositions pour « donner une légitimité » à la Pac. « Même si les systèmes de distribution des soutiens européens ne peuvent répondre finement aux problèmes de revenus des agriculteurs, le bilan de santé permet de rebattre les cartes », a déclaré Régis Hochart, porte-parole du syndicat. Quelque 7,5 milliards d'euros d'aides peuvent changer de main, d'après lui. Son calcul prend en compte le découplage (des 25 % restant en grandes cultures et de la PMTVA, pour 2,1 milliards), différentes primes (abattage, lin, chanvre, luzerne, pour 400 millions), l'abandon des références historiques (5,7 milliards) et les 5 % de modulation.

La Conf’ dit non aux « rentes cumulatives »

L'idée n'est pas d'abandonner les DPU, « outil inadapté aux importantes fluctuations des prix agricoles », mais de revoir le calcul de leur montant. « Nous revendiquons la fin des références historiques, afin de redéployer les aides en faveur des territoires et de favoriser les convergences entre les filières », a défendu Régis Hochart. La Confédération paysanne réclame un soutien renforcé à l'élevage, notamment via l'attribution de DPU significatifs aux hectares d'herbe. Elle veut garder un couplage des aides aux productions ovines et bovines.
Pour « limiter les rentes cumulatives », le syndicat revendique des aides plus élevées sur les cinquante premiers hectares. Une dégressivité est aussi proposée dans le secteur des fruits et légumes. La Conf' demande des DPU élevés, non cessibles, à forte conditionnalité, ciblés sur les trois premiers hectares des producteurs de F&L. Des montants de 1 500 à 2 000 e/ha ont été cités. « Nous revendiquons une gestion administrative de ces DPU. Il n'est pas question qu'ils soient cessibles », a insisté Régis Hochart.
Autre revendication, la mise en place d'une assurance pour aléas climatiques, dans le cadre de l'article 68, doit couvrir tous les paysans à travers un système mutualisé. « Il est inadmissible que ce dispositif, mis en place avec des fonds publics, ne puisse bénéficier qu'à une partie seulement de la profession », a-t-il protesté.  Souhaitant une moins grande dépendance de l'Union européenne vis-à-vis des protéines importées, la Conf' est favorable au développement de la production de protéines, tant sur les fermes de grandes cultures que par l'introduction de légumineuses dans les systèmes fourragers.

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