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La Charte nationale ovine touche à sa fin

Interbev ovins s'apprête à céder le dossier aux régions. Son bilan sur quatre ans est positif.

« On peut dire que la Charte de relance est une réussite. L'élevage ovin s'est imposé comme une activité importante », a déclaré Serge Préveraud, à l'AG de l'Association des sections ovines régionales interprofessionnelles (Asori), vendredi à Châlons-en-Champagne. Le président national de la charte s'est dit « admiratif » des résultats obtenus dans le bassin Asori, qui couvre un grand quart nord-est, de la Haute-Normandie à la Franche-Comté. Entre 2004 et 2005, la Lorraine a dépassé les 192 000 brebis (+5,6 %) et la Champagne-Ardenne a approché les 108 000 (+4,3 %). Depuis son lancement en 2002, la charte nationale de relance est soutenue financièrement par Interbev ovins. L'interprofession devrait lui consacrer moins d'argent à l'avenir. « L'année 2007 s'annonce comme une transition, a annoncé Serge Préveraud. On accompagnera encore un peu les régions. A terme, la charte sera prise en main par les régions ».

Un challenge pour l'avenir

Si l'action s'essouffle à l'échelon national, elle doit rebondir dans les bassins de production. « On veut garder l'esprit, a-t-il poursuivi. Seul le fonctionnement sera différent ». En termes de communication, le président de la charte espère maintenir trois opérations. La participation au Salon international de l'Agriculture est un événement phare. Les Olympiades des jeunes bergers redonnent à l'élevage ovin ses lettres de noblesse dans les lycées agricoles. Les portes ouvertes « Mon voisin, le berger » permettent au grand public de découvrir le produit et le métier. Le Lot et la Lorraine organisent ce type de manifestation une semaine dans l'année.

En évoquant l'avenir de la production ovine, Serge Préveraud a parlé d'un « challenge ». « Dans de nombreuses régions, la fin des Contrats territoriaux d'exploitation (CTE), l'instauration de Droits à paiement unique (DPU) créent un climat pénible, a-t-il souligné. Parallèlement, l'élevage bovin marche bien, le non alimentaire réalise une percée, des problèmes sanitaires entrave l'activité ovine (la tremblante et la fièvre catarrhale) ». La partie est donc loin d'être gagnée. A cela s'ajoute un autre paramètre : 40 à 50 % des élevages sont à remplacer dans les cinq à six ans qui viennent. « L'élevage ovin doit devenir professionnel, moderne, a-t-il insisté. Sinon, il aura du mal à résister dans certaines régions ».

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