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La charcuterie mise au pilori

Sale temps pour l’alimentation plaisir. L’Anses a donné un coup au moral à des pans entiers de l’industrie agroalimentaire la semaine dernière en mettant à jour les repères de consommations alimentaires du PNNS. L’agence a tenu compte de l’évolution des données scientifiques des dix dernières années, des habitudes alimentaires des Français et a intégré les enjeux associés à la présence de certains contaminants chimiques dans l’alimentation (arsenic inorganique, acrylamide et plomb). Ses repères visent à satisfaire les besoins nutritionnels de la population adulte tout en prévenant le risque de maladies chroniques. Ils évoluent en faveur d’une consommation renforcée et régulière de légumineuses (telles que les lentilles, fèves ou pois chiches), la nécessité de privilégier les produits céréaliers les moins raffinés (pains, pâtes et riz complets ou semi-complets) et de préférer des huiles riches en acide alpha-linolénique (huiles de colza et noix). Si la maxime « consommez 5 fruits et légumes » reste de rigueur, l’Anses insiste sur le fait de renforcer sa seconde partie (moins plébiscitée par les Français). Haro en revanche sur les boissons rafraîchissantes, la consommation de sodas ou jus de fruits doit être inférieure à un verre par jour. La prise de viandes hors volailles (bœuf, porc, agneau) ne devrait pas dépasser 500 g par semaine. Quant aux charcuteries, l’agence souligne « la nécessité de réduire considérablement leur consommation afin qu’elle ne dépasse pas 25 g par jour ». Un choc pour les opérateurs de la filière, actuellement dans une situation économique difficile. Pourquoi un chiffre si bas, alors que les Français en consomment moins que leurs voisins (environ 31 g contre 38 g en Italie et 52 g en Espagne) et que l’étude du CIRC/OMS mentionnée par l’Anses évoquait un seuil deux fois plus élevé ? C’est d’autant plus ne pas prendre en compte les récentes évolutions nutritionnelles faites par la profession en matière de réduction de sel et de gras, se défend la Fict. Ces repères seront-ils suivis par les consommateurs bientôt également exposés à l’étiquetage nutritionnel ? À suivre.

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