Aller au contenu principal

La certification environnementale en cours d’expérimentation

Avant que les premières exploitations agricole soient certifiées Haute Valeur Environnementale (HVE) début 2009, une centaine d'exploitations teste la démarche proposée au Grenelle de l'environnement.

Lors d’un colloque organisé à Angers la semaine dernière par la Chambre régionale d’Agriculture des Pays de Loire, Alexandre Meybeck, chef du bureau stratégie environnementale et changement climatique du ministère de l’Agriculture et de la pêche, n’a pas caché que la mise en place de la certification haute Valeur Environnementale n’était pas chose aisée : « L’objectif n’est pas de trouver un référentiel minimum qui aboutirait à une démarche bas de gamme. Non, l’objectif est bien de définir un référentiel fédérateur dont les exigences doivent être efficientes pour l’environnement et s’intégrer de manière pertinente dans la gestion quotidienne de l’exploitation. Tous les types d’exploitation en France devront pouvoir accéder à cette certification », a-t-il expliqué.

Un encouragement sous forme de crédit d’impôt ?

Dans un premier temps, le groupe de travail s’est attaché à définir des indicateurs pour l’azote, la consommation d’énergie, la stratégie phytosanitaire, la diversité dans l’assolement ou encore l’eau. Ce dernier critère pose de réelles difficultés aux spécialistes pour fixer un indicateur qui ne pénalise pas d’emblée certaines exploitations. Enfin l’approche globale serait étudiée en fonction du poids global des intrants par rapport au chiffre d’affaires. « L’expérimentation dans 5 départements, précise le chef du bureau, aura pour but de vérifier de la pertinence de ces indicateurs, s’ils sont bien compatibles avec le fonctionnement de l’exploitation et toutes les autres exigences comme celles du code du travail ou les démarches de qualité. Le temps de calcul des indicateurs sera lui aussi pris en compte. »

Une centaine d’exploitations sont concernées par ce dispositif en Ille-et-Vilaine, Tarn, Meuse, Rhône et Oise. Là où l’agriculture raisonnée a échoué dans son objectif de fédérer toutes les agricultures et d’éviter le dispersement dans les démarches qualité, la certification a peut-être des chances de réussir. « Il ne se passe pas une semaine, assure Alexandre Meybeck, sans qu’une entreprise vienne me voir pour entreprendre une démarche de développement durable. Il est donc urgent que notre concept se développe avant que nous nous retrouvions avec une multitude de projets qui ne feront que brouiller le consommateur. » Pour inciter les producteurs à s’engager dans le projet et parvenir à un certain effet de masse des plus salutaires, il n’est pas exclu qu’une incitation financière sous forme de crédit d’impôt soit prévue.

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

camion bétailler au port
Bovins vivants : « explosion des exportations de l’Amérique du Sud vers la Méditerranée »

Les échanges mondiaux de bovins vivants sont dynamiques, mais se sont nettement reconfigurés ces dernières années. Ce aux…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio