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La certification de conformité produit fait de la résistance

Xavier Douesnel, le président du Cepral, association des organismes certificateurs pour la promotion des systèmes de certification, assure qu’il existe une place pour un signe de qualité aujourd’hui menacé.

Suite aux différentes rumeurs de plus en plus persistantes de disparition de la CCP, le Cepral et les industriels de la transformation de la viande font clairement part de leur position. Pour l’instant, les Pouvoirs publics consultent. Mais le suspense dure depuis beaucoup trop de temps. Les stratégies des entreprises ne peuvent se satisfaire de rumeurs et tout le monde attend une position claire et nette du ministère. A la suite de notre article publié le 13 décembre 2004 (Les Marchés n° 248), le Cepral a souhaité réagir et faire le point sur cette certification. Xavier Douesnel, son président, explique les raisons qui militent en faveur du maintien de la CCP en tant que signe officiel de qualité.

Les Marchés : Où en est la réflexion des pouvoirs publics sur l’avenir de la certification produit?

Xavier Douesnel : Depuis maintenant un an et demi, nous avons fait des propositions au ministère de l’Agriculture pour conforter la CCP et transférer la propriété de son logo aux Pouvoirs publics. Malheureusement, nous n’avons jamais eu de réponses à nos questions et à nos propositions. Nous sommes dans l’attente, nous ne connaissons pas l’état des réflexions des Pouvoirs publics et craignons d’être mis devant le fait accompli.

L. M. : Pouvez-vous faire un état des lieux de la CCP aujourd’hui ?

X.D : La CCP a donné satisfaction à 450 entreprises environ. Si ce signe n’avait pas de fondement, je ne vois pas pourquoi les entreprises ou les filières l’auraient utilisé. La CCP a beaucoup facilité les relations entre les entreprises qui l’utilisent et les distributeurs.

Les cahiers des charges se sont considérablement améliorés depuis les premières CCP et correspondent aujourd’hui à un réel besoin des entreprises et des filières. Enfin, même si le consommateur n’a qu’une vague idée de ce qu’elle recouvre, le logo apparaît sur de nombreux packagings et permet au consommateur de différencier le produit. N’oublions pas non plus que c’est le signe de qualité le plus récent et le plus euro-compatible.

L.M. : Que faut-il faire ?

X.D. : Nous avons fait un certain nombre de propositions pour simplifier l’utilisation de cette certification afin de la rendre plus accessible aux opérateurs. Il y a de nombreux points d’amélioration possibles au sein du système pour faciliter le passage au sein de la CNLC. Aujourd’hui, si certaines entreprises arrêtent, c’est parce que le système est devenu trop complexe et trop rigide. Pourtant, la CCP a permis également de faire évoluer la réglementation et a été la base de bon nombre de guides de bonnes pratiques. Il existe réellement une place pour ce signe de qualité qui permet de segmenter le marché et de répondre aux besoins évolutifs des filières. Il faut peu de chose pour le rendre plus efficace, le tout c’est de le vouloir. Je pense que c’est le souhait de l’ensemble des utilisateurs

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