Le fleuron de l’agroalimentaire français est dans la tourmente. Après une année 2020 compliquée par la pandémie de coronavirus, Emmanuel Faber se voit reprocher par des fonds activistes des résultats pas à la hauteur des concurrents de Danone. Le successeur de Franck Riboud a été contraint de céder la direction générale. Mais le fait qu’il reste à la présidence déplaît toujours aux fonds américain Artisan Partners et anglais Bluebell Capital Partners. Dans cette affaire, celui que l’on appelait il y a quelques années « le moine-soldat » bénéficie du soutien des syndicats de salariés. Ces derniers voient en effet dans les attaques contre leur patron une charge contre le modèle d’une entreprise qui se veut soucieuse de l’environnement et de ses salariés (elle l’a notamment prouvé pendant la crise de la Covid-19). Emmanuel Faber a tenté de satisfaire ces fonds voraces en annonçant la suppression de 2000 postes. En vain, ces actionnaires minoritaires veulent plus et souhaiteraient que Danone cède des actifs. En filigrane, ils reprochent à Danone son statut d’entreprise à mission. Selon la FGA-CFDT, Artisan Partners a d’ailleurs voté contre l’adoption de ce statut. Dans une tribune publiée par Le Monde, le professeur de stratégie Jérôme Barthélémy explique, à la lumière d’une étude américaine, qu’un PDG engagé dans la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) et qui obtient de mauvais résultats a quasiment deux fois plus de chances d’être poussé vers la sortie qu’un PDG ayant de mauvais résultats, mais n’investissant pas dans la RSE. Les marchés considèrent en gros que le PDG a mis l’accent sur la RSE au détriment de la création de valeur pour les actionnaires. Emmanuel Faber était fier que Danone devienne la première entreprise cotée à mission. C’était oublier un peu vite que le monde est instable et que la finance reste dans une vision court-termiste. Dommage, l’idée est belle. Regardons si les PME et ETI non cotées en Bourse arrivent à terme à se montrer performantes tout en honorant leur statut d’entreprise à mission.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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