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Jeunes bovins : bonne orientation du commerce

Alors que le marché des JB reste soutenu en France, des cours élevés pénalisent fortement l’Allemagne. La demande italienne demeure quant à elle dynamique, permettant ainsi au Brésil de confirmer sa présence sur le marché européen.

Ces derniers temps, la faiblesse de l’offre dirige le marché des gros bovins. Les vaches à destination industrielle ont lancé le mouvement, rejoint peu de temps après par les jeunes bovins. Ces derniers rencontrent désormais un commerce plus ferme, d’autant plus que les ventes sur les marchés export sont plus régulières.

Les cours français restent fermes

Selon l’Institut de l’élevage, au premier trimestre 2005, la faible disponibilité en femelles et l’absence de stocks en Europe ont soutenu le prix des jeunes bovins et cela malgré une offre somme toute étoffée, une faible consommation intérieure et des besoins limités sur les marchés export. Les cours des JB ont tout de même diminué sur le mois d’avril (- 6 centimes pour le JB R), tout en restant supérieur à leurs niveaux de 2004. Ce repli s’explique notamment par la faible demande sur le marché grec, comme traditionnellement en période de Carême.

Depuis le premier mai, les marchés export sont un tant soit peu reparti. Le commerce s’y faisait en tout cas plus régulier. En France, la faiblesse des disponibilités en vaches a d’autre part continué à dynamiser les ventes de jeunes bovins. Les cours restaient stables, compte tenu de leur niveau déjà élevé. Seul le prix du JB O était en progression : il atteignait 281 euro/100kg net en semaine 19, contre 271 euro/100kg deux semaines auparavant.

L’Allemagne pénalisée par des prix élevés

En Allemagne, le marché des jeunes bovins a évolué différemment. À des niveaux records depuis plusieurs semaines, les cours ont été reconduits tout au long du mois de mars, puis se sont repliés à partir de la mi-avril. Le niveau de prix restait tout de même 24 % supérieur à celui de l’année dernière. Mais de tels niveaux de prix ne sont pas sans conséquence sur la consommation intérieure. Les Allemands, très sensibles au prix selon l’Institut de l’élevage, ont diminué leurs achats, compte tenu de l’augmentation du prix de détail. Les exportations allemandes ont elles aussi été pénalisées. Sur le mois de janvier 2005, les envois vers l’Italie ont diminué de 40 % par rapport à janvier 2004 ! L’export reste depuis difficile, les prix allemands étant supérieurs aux tarifs italiens, français et bien sûr irlandais.

Le Brésil confirme sa présence en Italie

Selon l’Institut, le prix des jeunes bovins sur le marché de Modène s’est stabilisé en Avril après 4 semaines de baisse. Il reste cependant 9 % au-dessus de son niveau de 2004. Les abattages ont été modérés au premier trimestre 2004. Ils étaient en repli de 2,5 % en tête et 3,5 % en tonnage, compte tenu de la baisse du poids moyen liée à la mise en marché plus rapide des animaux pour satisfaire la demande. Les importations italiennes sont restées actives. La France et le Brésil en ont profiter pour récupérer des parts de marché perdues par l’Allemagne.

Ce pays d’Amérique latine s’installe de plus en plus sur le marché italien. Selon les exportateurs brésiliens, l’Italie a importé 13.000 tonnes de viandes fraîches et congelées au premier trimestre, soit 60 % de plus qu’en 2004 ! L’Italie est ainsi devenue la première destination européenne pour les viandes brésiliennes.

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