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Jacques Maës : une PME aiguillonnée par l’export

La PME boulonnaise a forgé son développement sur l’exportation de plats cuisinés surgelés. Elle devrait accroître sa présence en France avec notamment des produits frais et destinés aux seniors.
«Sortir de sa coquille ! ». Olivier Maës, le dynamique patron de la PME boulonnaise, en a fait sa devise permanente. Celui qui a bâti sa réputation sur « la coquille Berckoise » a notamment basé sa stratégie de développement sur l’écoute des autres. « Si vous n’êtes pas à l’écoute, vous ne serez pas écouté », aime-t-il à répéter. Aller voir ailleurs, pour écouter et enrichir ses expériences, tout en se confrontant à d’autres cultures culinaires...
Car l’expertise culinaire est un des credo de cette PME aux racines berckoises. Chacun y apporte son savoir-faire avec la volonté de ne pas renier les « tours de main » et de ne pas rogner sur la qualité des matières premières. Depuis 1996, date de son entrée dans l’entreprise familiale, Olivier Maës n’a eu de cesse de parcourir l’Europe. D’abord au Benelux puis au Luxembourg. Puis il part à la conquête de la Grande Bretagne et de l’Espagne. « Un nouveau pays est toujours un tremplin qui nous permet de rebondir ailleurs », confie-t-il en reconnaissant que « l’exportation l’a aidé à trouver plus de croissance ».
Jacques Maës ne pouvait entrer en Grande-Bretagne sans la fameuse certification BRC. Tesco l’a épaulé dans sa mise aux normes. Sa percée en Espagne fut plus difficile. Mais son grossiste catalan l’a tout de suite mis au parfum : « Si tu veux entrer dans notre pays, tu dois adapter tes produits aux goûts espagnols et tu dois parler espagnol ». Depuis peu, il est en contact avec le marché allemand. Au siège social d’Edeka, on lui a fait comprendre que ses produits n’étaient pas forcément adaptés à l’offre de cette GMS allemande. Mais Olivier Maës est prêt à adapter ses recettes…

Fécondation croisée

Pour lui, « l’export a été l’aiguillon qui a beaucoup apporté à l’entreprise »*. Ce qui ne l’empêche pas de réfléchir à de nouveaux positionnements. « Il faut que nous trouvions nos terrains de jeu où nous pourrons exprimer nos valeurs », assure-t-il. Alors, une nouvelle gamme senior ? Une incursion durable dans le frais et un retour en France pour imposer sa propre marque commerciale dans la restauration hors foyer et chez le consommateur ?
Olivier Maës a actuellement beaucoup d’idées. Administrateur du pôle de compétitivité Aquimer, cet adepte de la fécondation croisée fut l’un des premiers patrons de PME à adhérer au pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité en 2007. « Notre PME doit s’enrichir d’expertises extérieures », souligne-t-il.
Après avoir labellisé auprès de NSL et d’Aquimer un premier dossier dans le cadre du PNNS 2, la PME boulonnaise veut poursuivre la mise au point de produits gastronomiques avec une caution scientifique. C’est ainsi qu’elle travaille à un ambitieux projet dénommé « Repas ». Une prise de conscience transmise par ses clients britanniques. « Ils nous ont notamment sensibilisés à l’approche développement durable et aux notions éthiques et nutritionnelles », conclut-il.

* 55 % des 7,5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel sont réalisés à l’exportation.

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