Investissements en gros pour les Min en 2003
La Fédération française des marchés d’intérêt national (FFMIN) vient de publier les résultats des 18 marchés la composant pour l’année dernière. Innovation par rapport à la dernière livraison : il est possible de voir l’évolution de certains chiffres clés (évolution physique, nombre d’opérateurs, activité, investissements…) entre 1999 et 2003, mettant ainsi en perspective le poids des Min dans la distribution et l’économie française.
Le chiffre d’affaires des marchés a dépassé les 12 milliards d’euros l’an passé, indiquant une progression régulière depuis 1999, d’environ deux milliards. Les quantités commercialisées demeurent dans la zone des quatre millions de tonnes (4,7 en 2003), tout produits confondus, ce qui rend ce poste stable sur cinq ans. Rungis demeure évidemment le premier Min en chiffre d’affaires des opérateurs (plus de 71 millions d’euros) et il est suivi par Bordeaux (7,9 millions d’euros), Marseille (5,7 millions d’euros) et Nantes (4,9 millions d’euros). Si le nombre d’opérateurs permanents régresse légèrement, celui des producteurs baisse franchement sur cinq ans : cela souligne la concentration normale de leurs activités.
Des résultats encourageants
Enfin, la politique de rénovation des marchés s’est poursuivie : « Il apparaît clairement à l’étude de ces données que, pour assurer leur développement et leur modernisation, les marchés continuent à déployer des efforts considérables qui se sont traduits par des investissements totaux de 71,5 millions d’euros en 2003, commente Jacques Valade, président de la FFMIN. Les résultats de cette politique se sont rapidement fait sentir. Le chiffre d’affaires global des opérateurs a augmenté de plus de 4 % en 2003. Le nombre d’emplois directs général générés par les marchés est également en croissance. »
De tels résultats sont encourageants dans l’attente du décret mettant en œuvre l’ordonnance du 25 mars dernier visant la simplification des conditions de fonctionnement des Min, mais il y a fort à parier que la perspective ouverte par cette dernière a aussi été une forte motivation pour se mobiliser et assurer la pérennité des outils de travail.