Interprofession avicole : lifting pour un retour
« Le président de la Confédération française de l’aviculture (CFA), M.Eugène Schaeffer, a préconisé, lors de l’assemblée générale qui se tenait mardi à Paris, une harmonisation de la politique contractuelle et une organisation interprofessionnelle des producteurs et des marchés. Réunie dans les locaux des chambres d’agriculture, la CFA, association spécialisée de la FNSEA, a exprimé par la voix de son président de nombreux souhaits aux pouvoirs publics. M.Schaeffer, en s’adressant à M.Guy Raffi, directeur du cabinet de M.Henri Nallet, ministre de l’Agriculture, a d’entrée de jeu précisé qu’il parlait « au nom de tous les vrais aviculteurs de ce pays et que son discours serait aussi ferme que sévère ». Si le président de la CFA a rappelé que l’aviculture représentait 10 % des livraisons agricoles et plus de 20 % des productions animales, il a surtout insisté sur l’importance du secteur : « Avec 28 milliards de francs de chiffre d’affaires, notre secteur se situe en deuxième position des productions animales, derrière les bovins, mais loin devant les porcins et les ovins-caprins. En 15 ans, la production d’œufs a augmenté de plus de 30 %, celle des viandes de volailles a doublé ». (…) Selon M.Schaeffer, « pour donner toutes ses chances à notre aviculture, il nous faut d’abord la conforter, puis lui donner un cadre de développement qui permette à nos filières de s’épanouir. Je pense dans cette perspective à quatre points essentiels : l’harmonisation de la politique contractuelle, l’adaptation de la politique de financement des élevages, l’amélioration de la politique fiscale et sociale et l’organisation interprofessionnelle de nos productions et de nos marchés. » C’est ce dernier point que le président de la CFA a surtout développé. « C’est dans un cadre interprofessionnel que nous avons choisi de nous engager pour mieux organiser la production. » A propos de cette organisation, la CFA a fait les propositions suivantes : le recensement des élevages avicoles, la mise en place des observatoires économiques, la maîtrise de la production.