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Inquiétudes et espoir au sein de la filière champignon

Baisse généralisée de la production et concurrence intra et extra communautaire inquiètent les producteurs. Ils ont exprimé leurs préoccupations lors de l’assemblée générale commune de l’association nationale interprofessionnelle des champignons de couche (ANICC) et de la fédération nationale des syndicats agricoles de cultivateurs de champignons (FNSACC).

Afin de créer des conditions de nouvelles perspectives économiques et un système d’expression renforcé, le secteur champignon s’est restructuré il y a deux ans dans un « pool » unique de l’association nationale interprofessionnelle des champignons de couche (ANICC) et de la fédération nationale des syndicats agricoles de cultivateurs de champignons (FNSACC). L’assemblée générale conjointe du 21 juin dernier a fait ressortir une situation délicate qui suscite des appréhensions pour l’avenir du secteur. Au niveau national, la production de champignons frais a chuté de 38% en 10 ans, elle s’accompagne d’une augmentation du prix moyen de 2,5% en 2006 avec une baisse de 5% des achats. Au niveau international, la production européenne a été marquée par une recomposition entre pays producteurs et une baisse généralisée due à la cessation d’activité de nombreuses caves. La Pologne marque le pas dans sa marche forcée à l’augmentation des capacités, profitant de son avantage comparatif en matière de coût de main-d’œuvre.

« Après 9 mois d’hyperconcurrence en 2006, le marché européen est momentanément à la recherche d’un nouvel équilibre, et cette conjoncture pousse l’ANICC à être vigilant sur la nécessité de maintenir un cadre réglementaire de marché et de production, permettant d’assurer le maintien de cette production qui emploie 40 000 personnes en Europe, dont 4 000 en France », a précisé Georges Douaire, son président. La production de champignons en Europe ne doit sa survie qu’au maintien d’un contingent tarifaire, car la Chine a éliminé l’ensemble de ses concurrents et pourrait conquérir aujourd’hui une situation de monopole en s’appuyant sur des coûts de main d’œuvre plus de 40 fois inférieurs aux coûts européens.

« Vaincre ou mourir »

Si le maintien d’une réelle et indispensable protection aux frontières communautaires constitue l’objectif stratégique de la filière champignon, celle-ci s’est également employée à essayer de démontrer que la réforme de l’OCM fruits et légumes (qui permet actuellement à 75% de la production française et à 1/3 des producteurs de bénéficier de Fonds opérationnels) ne devait exclure cette production d’aucun dispositif de la PAC. L’OMC et l’OCM constituent donc des dossiers cruciaux pour la filière champignon, qui s’emploie avec espoir au classement des champignons en produits sensibles et à bénéficier du régime de paiement unique. Selon M. Douaire, « l’année 2007 pourrait se résumer à ‘vaincre ou mourir’ ».

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