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Inaporc et Cooperl s’opposent avec vivacité

C’est peu dire que certains responsables porcins bretons n’ont pas bondi d’enthousiasme à la création de l’Interprofession nationale Inaporc. La méfiance de certaines organisations bretonnes, notamment dans le secteur du porc, pour les structures parisiennes se nourrit de la philosophie constante selon laquelle « l’argent des Bretons doit rester en Bretagne. » Elle s’est aggravée quand ils ont appris que l’argent interprofessionnel devrait financer les Instituts techniques. Donc, on ne s’est pas étonné que la puissante Cooperl ait refusé depuis juillet (après une première interruption en février) de prélever sur les éleveurs la part amont de la cotisation – notons qu’elle acquitte la part aval. Depuis le 20 septembre, date d’expiration du délai de carence, ce problème est devenu aigu entre Lamballe et Paris. Inaporc, dans un souci de fermeté et d’équité à l’égard des autres éleveurs, vient de citer Cooperl en référé au tribunal de Saint-Brieuc pour le 4 novembre. Du coté de la Cooperl, on dit être prêt à aller en Conseil d’État, et même à Bruxelles pour faire valoir ses arguments. Le problème est que l’axe d’attaque de la coopérative de Lamballe passe par les CVO, les fameuses cotisations volontaires et obligatoires, carburant nécessaires de toutes les interprofessions nationales. Sans exprimer pour le moment de véritables inquiétudes, celles-ci surveillent cette affaire du coin de l’œil, on ne sait jamais. Cette passe d’armes met dans les rangs de l’interprofession porcine une atmosphère lourde, alors que les campagnes de communication prévues sont pour l’instant bloquées en raison d’un désaccord dans la filière sur la taxe d’équarrissage.

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