Grève très suivie des services vétérinaires dans les abattoirs
La journée de grève lancée par les agents (techniciens et vétérinaires) du service public de l’alimentation a été « très suivie » hier, selon l’intersyndicale, « jusqu’à 80% selon les sites ». De 22% au niveau national, le taux de gréviste a atteint 73% dans le Tarn-et-Garonne, 70% dans le Cher, 65% en Meurthe-et-Moselle, mais surtout 50% dans le Finistère et le Morbihan et 60% en Ille-et-Vilaine. Des rassemblements ont eu lieu à Toulouse, Metz, Rennes, Lyon et Lille. « En Bretagne, trois abattoirs au moins n’ont pas fonctionné correctement. Un gros abattoir de porcs du Morbihan n’a pas pu abattre de la journée. Cela se traduira significativement en fin de semaine sur le marché, où les cours sont déjà extrêmement bas, avec quelque 15 000 cochons abattus en moins », déplore Paul Pommeret, directeur d’Uniporc Ouest. Réunis en assemblées générales ce matin, les personnels des services publics devaient décider de la suite à donner au mouvement. Une réunion devrait se tenir le 21 octobre au ministère de l’agriculture sur la rémunération des contractuels. « En fonction des avancées de cette réunion, on lancera peut-être une grève illimitée du zèle », lance Benoît Assemat, président du syndicat des vétérinaires inspecteurs en santé publique (SNISPV). Techniciens et vétérinaires déplorent surtout la réduction des effectifs dans le service public de l’alimentation et « la perspective d’abandon et de privatisation de missions ».