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Fin de la crise, mais les ennuis commencent

Les agriculteurs ont levé leur barrage de tracteurs en fin de semaine dernière, après un accord intervenu entre le syndicat des agriculteurs indépendants (Magosz) et le ministre Imre Negeth. Celui-ci s’est engagé sur le versement d’aides supplémentaires au bien-être animal (40 mio _), au secteur porc et au remboursement différé de crédits. Mais le moins qu’on puisse dire est que le gouvernement hongrois a très mal manœuvré. La population active agricole hongroise est d’environ 1 mio de personnes soit 10 % de la population et elle se réduirait à 100 000 personnes après l’adhésion. Personne n’a expliqué à cette population les conséquences véritables de l’adhésion. Imre Nemeth, le ministre de l’agriculture, à fait dès le début de la crise la sourde oreille. Batiz le porte-parole gouvernemental n’a rien trouvé de mieux à déclarer que les revendications paysannes coûteraient 900 mio _, ce qui obligerait le gouvernement à doubler le prix des médicaments et le taux de la patente, ainsi qu’à imposer à nouveau les salaires minimums. Il a aussi dénoncé l’opposition politique et surtout l’extrême droite qui instrumentaliseraient ce mouvement. Le ministère aurait même dû être évacué après une menace d’attentat à la bombe. Nemeth s’y est mis aussi en déclarant que les paysans descendaient dans la rue pour de l’argent et qu’ils seraient des assoiffés de pouvoir !

Tous les partis politiques craignaient depuis des années de perdre les voix de cette population, ils ont temporisé et reporté les réformes. Les socialistes ont soutenu les grandes exploitations, les conservateurs ont soutenu les petites et moyennes exploitations etc. Les leaders agricoles résistent encore à l’extrême droite, mais la base beaucoup moins fermement…

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