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Fièvre catharrale : vers un retour à la normale ?

Jean-Claude Crassat, président de la section export de la fédération des commerçants en bestiaux, évalue les conséquences économiques de l’épidémie de fièvre catharrale.

Les Marchés : Le développement de la fièvre catharrale semble endigué pour le moment. Quelles conséquences pour le commerce jusqu’à aujourd’hui ?

Jean-Claude Crassat : Il est encore trop tôt pour tirer un bilan des immobilisations. En effet il est fort probable que les éleveurs situés dans les zones concernées ou à proximité ont gardé des animaux chez eux jusqu’à maintenant. Nous allons pouvoir commencer de mesurer les effets sur certains types d’animaux comme les broutards. Nous avons eu des inquiétudes quant à la situation en Italie, mais les suspicions n’ont pas été confirmées. Si les foyers restent en l’état en France, s’il s’avère que les animaux guérissent réellement et si le centre du pays, le cœur de l’élevage allaitant, n’est pas touché, alors la flambée des prix constatée sur les broutards devrait s’atténuer même si les Italiens vont nous demander plus de papiers.

LM : Qu’en est-il pour vos adhérents bloqués dans les zones touchées ?

J.-C. C. : Évidemment, pour les marchands situés dans les zones bloquées la situation est très difficile. Des demandes d’aides ont été faites ça et là auprès des collectivités territoriales notamment, mais ce n’est pas la priorité pour l’instant, il faut d’abord endiguer la maladie. Ensuite nous verrons effectivement avec la DPEI, la DGAL ce qu’il est possible de faire.

LM : Certains marchés d’exportation hors Union européenne sont aujourd’hui fermés…

J.-C. C. : La France a perdu son statut de pays indemne et certains pays ont fermé leurs frontières effectivement. Nous avons demandé à la DGAL d’ouvrir des discussions avec les pays concernés, notamment les pays du Maghreb pour que ces pays acceptent le zonage et la reprise du commerce avec les zones non concernées par la fièvre catharrale. Mais au delà de la problématique export, le problème urgent est sans nul doute les petits veaux. Nous avons estimé à environ 40 000 le nombre d’animaux concernés dans les zones sous surveillance qui auraient dû sortir d’ici à la fin de l’année. Il va falloir trouver une alternative, soit l’engraissement dans la zone réglementée, soit des dérogations avec des contraintes supplémentaires, qui sont en discussion, pour parvenir quand même à faire sortir les animaux .

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