Ferrero veut sortir renforcé de la crise
Malgré un contexte peu favorable à la consommation de produits dits « agréables », Ferrero France accélère ses investissements publicitaires sur ses marques prioritaires.
«Dans une période de profonde mutation, Ferrero France veut renforcer ses positions en augmentant ses investissements », affirme Frédéric Thil, directeur général de Ferrero France, arrivé à la tête de la filiale française en début d’année. Même si son activité tartinable (la marque Nutella) se porte bien (+8,4 % en 2008 par rapport à 2007), Ferrero France a subi une baisse de 4 % en volume sur le segment des barres. Pour se rendre « extra-visible » dans les linéaires, aux dires du directeur général, Ferrero France va augmenter de 10 % ses investissements publicitaires sur ses marques phares (Nutella, Kinder, Tic-Tac, Mon Chéri…). « Il est important que Nutella et Kinder Bueno se portent bien car ils sont produits dans notre usine française », indique Frédéric Thil. L’unique site du groupe implanté à Villers-Ecalles, en Seine-Maritime, pourrait également bénéficier d’investissement en fonction des volumes supplémentaires commercialisés. Entre 2006 et 2009, la filiale a investi en moyenne 6,2 M€ par an dans son outil de production qui s’étend sur une surface de 85 000 m2. Seulement 21 300 m2 sont actuellement couverts, ce qui laisse des possibilités d’extension, notamment pour installer de nouvelles lignes de production. Aujourd’hui, environ 1 million de pots de Nutella sortent tous les jours de l’usine, qui a fabriqué l’année dernière 990 000 quintaux de produits toute marque confondue. Employant 1 200 salariés, dont 400 dédiés à la production, Ferrero France a enregistré un chiffre d’affaires de 1,2 Md€, en 2008, et prévoit une progression en volume entre 0,8 % et 1 % pour son exercice 2009 qui se clôturera le 31 août prochain. Toujours dans les mains de la famille Ferrero, le groupe italien capte notamment 20 % de la production mondiale de noisettes en provenance de Turquie ou du Piémont.