Aller au contenu principal

« Fait maison » : lancement d'une consultation publique

Si le texte rendant obligatoire l'indication du « fait maison » a été voté en février dernier dans le cadre de la loi Hamon, il reste à définir les modalités d'application du décret qui devrait sortir avant l'été.

Le sujet des produits bruts est kafkaïen », déclarait Razzy Hammadi, rapporteur du projet de loi Consommation à l'Assemblée nationale lors de son adoption.

Un article voté (le 13 février dernier) dans le cadre de l'adoption du projet de loi Consommation prévoit que dès cet été la mention « fait maison » soit inscrite sur les cartes de restaurants, à côté des plats entièrement cuisinés sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine. Reste donc à s'arrêter sur les définitions des « produits bruts ».

Une consultation en ligne est ouverte du 4 mars au 4 avril pour préciser les modalités d'application

Un décret d'application doit préciser les modalités d'application et répondre aux questions telles que : « Un légume déjà épluché reste-t-il utilisable dans le fait maison ? » ; « Des fruits surgelés peuvent-ils entrer dans la fabrication d'une tarte “ maison ” ? »

La ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel a ouvert le 4 mars der-nier – et ce jusqu'au 4 avril – une consultation en ligne* sur les modalités d'application du « fait maison ». La consultation s'adresse à la fois aux restaurateurs et aux consommateurs, afin de prendre en compte les attentes des clients et les pratiques réelles des profession-nels. Cette consultation devrait permettre, in-dique le ministère, d'enrichir les travaux d'élaboration du décret qui auront lieu durant le mois de mars en concertation avec les organisations professionnelles du secteur de la restauration et les associations de consommateurs. Dans le cadre de la rédaction du décret, le ministère reçoit en effet les professionnels. Le 10 mars dernier, Hubert Jan et Jean Terlon, président et vice-président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) ont ainsi été auditionnés. L'occasion pour les deux professionnels de plaider, au-delà du « fait maison » pour la reconnaissance du titre de Maître Restaurateur comme le « 100 % fait maison ».

Les aides culinaires à la loupe

Le questionnaire en ligne permet d'interroger les clients et les restaurateurs sur la vision du « fait maison », et la définition à donner aux produits bruts. La consultation demande ainsi aux restaurateurs et aux clients de se positionner vis-à-vis de certaines aides culinaires comme les fonds de sauce, les concentrés de tomate, les frites surgelées, les fonds de tartes et pâtes à pizza, les glaces et sorbets, les viennoiseries, les sauces (béarnaise, mayonnaise…), le pain, les fruits et légumes lavés, épluchés et découpés (salade en sachet par exemple), les crèmes, mais également les fromages, les condiments, épices et aromates, les pâtes alimentaires, les faisselles et fromages blancs, les confitures et le miel, les charcuterie saucisse et saucissons, les fruits confits ou les salaisons.

RESTAURATEURS ET CLIENTS PLUTÔT FAVORABLES AU LABEL

En octobre, un sondage Ifop/L'Hôtellerie Restauration donnait quelques idées sur la vision du « fait maison » par le grand public et les professionnels. Ifop avait interrogé deux panels de 301 responsables d'établissements et 1000 personnes du 24 au 27 septembre 2013. Il montrait une adhésion de la part des clients et des restaurateurs à la mise en place de ce label « fait maison ». Ainsi 97 % du grand public et 88 % des professionnels de la restauration se déclaraient favorables à sa création. Le sondage montrait également son effet incitatif, puisque 50 % des restaurateurs interrogés déclaraient que ce label les inciterait à proposer davantage de produits et de plats « fait maison ». 72 % des personnes quant à elles, déclaraient que la mise en place de ce label leur donnerait davantage envie d'aller au restaurant, et 58 % que cela les inciterait à choisir un restaurant plutôt qu'un autre.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio