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F & L d’été : la partition n’est pas encore écrite

Europe : Prévisions de production de fruits d’été (Source : Europech)

Les volumes de pêches, nectarines, pavies, abricots ou melons resteront cette année à des niveaux similaires, parfois très légèrement inférieurs, à ceux de l’an dernier. C’est la tendance lourde révélée à l’occasion d’Europech, à Perpignan. Mais les prévisions sont à prendre avec beaucoup de précautions. Il faut encore compter avec la météorologie (toutes les conséquences physiologiques dues au gel ne sont pas connues et les Saints de glace ne sont pas tous passés) qui risque de bouleverser les calendriers de commercialisation. En Espagne, les productions précoces ont été très touchées par le gel. Les apports seront très limités et la campagne qui aurait déjà du commencer ne débutera pas avant le 20 mai.

Ensuite, les volumes retrouveront la normale, mais les risques de chevauchement sont à craindre entre les zones de production. Globalement, le calendrier de commercialisation espagnol sera déficitaire en précoce et chargé de juin à août. Cette prévision pourrait être contrariée par la sécheresse qui sévit en Espagne, faisant craindre des restrictions d’eau. La Grèce devrait poursuivre sa stratégie d’exportation vers les Peco, la Pologne et la Russie, mais tentera surtout de retrouver sa place sur le marché de la transformation, suite aux pertes de récolte de 2003 (90 %).

En Italie, la récolte sera légèrement inférieure (-11 %). Le marché devra se relever d’une campagne de commercialisation 2004 très difficile. Les Italiens souhaitent sortir d’une stratégie de gros volumes, pour revenir sur le marché avec une autre image, plus qualitative et segmentée, « à la française ».

En France, la production continue sa descente vers le Languedoc-Roussillon et la plaine de La Crau. Ce phénomène compense la régression du verger du Nord de la Vallée du Rhône, où les problèmes de Sharka, sont à l’origine de la disparition de 4 à 500 ha/an. En Languedoc-Roussillon, le retard constaté sur les précoces tend à se réduire avec la chaleur, mais des à-coups de production pourraient compliquer la mise en marché.

En abricots, les prévisions sont rendues délicates en raison du retard de végétation qui fait craindre des collisions dans les mises en marché. L’Espagne devrait être déficitaire en début de campagne (mai), la Grèce marque le pas, comme l’Italie où se pose le problème du renouvellement variétal. Une stratégie qui a permis à la production française de se démarquer largement de ses concurrents.

En Languedoc-Roussillon, les jeunes plantations entrent en production d’où une légère augmentation du potentiel. En Rhône-Alpes le déficit sera marqué en bergeron.

En melon, la plus grande prudence est de rigueur et la météorologie sera décisive. Au Maroc, 625 ha ont été plantés entre Marrakech et Agadir. Un pic de production est attendu au 25 mai puis un autre au 10 juin. En Espagne, il n’y a pas eu d’importants reports sur le melon après le gel dans la zone d’Alméria. La récolte débutera avec dix jours de retard avec une offre groupée du 10 mai au 5 juin.

Variétés charentaises : des téléscopages incertains

Murcia, en retard de production annonce de gros volumes du 20 mai au 15 juin, avec un allongement du calendrier de production grâce à la variété Anasta qui arrive entre le 20 juin et le 10 juillet. De ce fait, des télescopages vont avoir lieu entre les types charentais verts de Marrakech et celui d’Alméria. Le télescopage avec la France se fera sur les variétés de type Charentais, mais leur intensité va dépendre des volumes liés à la climatologie dans les trois semaines à venir. Quelle que soit l’espèce, devait conclure un intervenant, « il y a autant de chances pour que la campagne se passe bien ou se passe mal. »

 

 

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