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Euralis, groupe éprouvé dans ses fondements

La coopérative Euralis a autant souffert que ses filiales agroalimentaires au cours de la période 2008-2009. Son plan de redressement doit porter ses fruits dès 2010.
À cheval sur les marchés des céréales et du foie gras, le groupe Euralis a souffert de la baisse des prix des céréales et de la chute de la consommation de produits festifs fin 2008. En dehors des semences, l’environnement de marché a affecté la plupart de ses activités : maïs et autres céréales, approvisionnement des agriculteurs, conditionnement des vins, ainsi que ses pôles gastronomie et traiteur. Euralis gastronomie a enregistré sa première sous-performance : - 6 % de chiffre d’affaires, à 428 millions d’euros pour l’exercice. Le résultat d’exploitation a fondu : il était de 23,7 millions d’euros au titre de 2007-2008 (exercice clôturé le 31 août) ; il n’est plus que de 8 millions d’euros au titre de 2008-2009, pour 1,29 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Le résultat net est passé en dessous de zéro :
- 18,6 millions d’euros. Le groupe de Pau a engagé des frais de restructuration (10 millions d’euros). Mais les frais financiers, pourtant moins élevés que les années précédentes, ont creusé le déficit.
L’exercice 2009-2010 se présente sous un bien meilleur jour. Les ventes se sont nettement redressées. Le chiffre d’affaires de Jean Stalaven sera entièrement intégré dans les comptes du groupe, monté à 65 % du capital du traiteur breton, soit près de 100 millions d’euros de plus. Enfin, le plan de redressement entamé et la réduction de 26 millions d’euros du besoin en fonds de roulement promettent déjà un résultat net positif.
La direction pense pouvoir engranger 110 millions d’euros de plus à moyen terme, grâce à trois leviers : l’accélération de la croissance de Rougié, l’exploitation du potentiel en restauration hors foyer et le renforcement des forces de vente en grandes et moyennes surfaces.
Rédaction Réussir

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