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Euralis érige la gastronomie en axe de développement

 

Devenu premier opérateur du foie gras, Euralis fait passer la conquête du consommateur final devant son souci de diversifier les activités des coopérants. Telle est la logique que le groupe de Pau doit présenter aujourd’hui à ses adhérents réunis pour l’assemblée générale. Le président Christian Pèes présente ce changement de logique comme un « virage important » de la culture d’entreprise.

Actuellement, la « gastronomie de terroir » est représentée par les sociétés Grimaud Montfort et Rougier Bizac, acquises respectivement en 1995 et 2002, deux marques phare, Montfort (en grande distribution) et Rougier (en restauration et à l’export), des unités de fabrication de foie gras et de plats préparés (chez Bizac). Ayant rapporté 321 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2003-2004 (sur un total de 849 MEUR), en hausse de 5,6 % sur l’exercice précédent, elle pourrait rapporter quelque 10 % de plus sur l’exercice actuel, selon la direction. Elle s’inscrit désormais dans un pôle de développement nommé « Euralis Gastronomie », impliquant 1 170 salariés et dirigé par Patrick Neaume.

Euralis promet ce pôle à des développements externes, grâce à une capacité d’investissement qui s’améliore. Mais il en attend aussi de la croissance organique, grâce à sa capacité d’innovation et à des marques à la fois fortes et complémentaires, expose le directeur du groupe, Michel Depierre. De plus, les ventes s’équilibrent entre la distribution, la restauration et l’export (en progression de 13 % sur l’exercice).

La charge de la dette s’est allégée 

L’ambition des investissements ne peut être que modérée car les comptes du groupe demeurent fragiles, tout en s’améliorant. Les opérations de réorganisation et de réduction des coûts réalisées ces dernières années (à travers notamment le plan « Cap Synergies») ont permis de réduire le besoin en fonds de roulement à 14 millions d’euros. La charge de la dette s’est allégée pendant qu’un résultat courant de 9,4 % se dégageait. « Encore insuffisant » cependant, tempère le secrétaire général Renaud Lelarge. L’activité foie gras n’a pas échappé à une restructuration, les fabrications de Pierre Champion (dédiées à la vente par correspondance et en direct), s’étant réparties entre les sites de Rougier et de Bizac.

Le « plein effet» de ces opérations est attendu pour l’année en cours et les suivantes.

Le résultat net 2004 est néanmoins déjà positif de 1,4 MEUR (contre - 15,2 MEUR en 2002 et - 1,5 en 2003) malgré un chiffre d’affaires en légère diminution de 2 %.

Un « tournant historique » est marqué par l’égalisation des chiffres d’affaires des activités liées aux productions végétales et animales, font encore remarquer administrateurs et dirigeants. Tandis que la culture du maïs, à la base du groupe, s’engage sur des marchés incertains avec un handicap : l’interdiction d’un produit de traitement essentiel.

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