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Étiquetage nutritionnel : « la fréquence, centrale pour le consommateur »



Jérôme Bédier, secrétaire général du groupe Carrefour.

Les Marchés Hebdo : Comment réagissez-vous à la polémique suscitée par votre étiquetage nutritionnel ?

Jérôme Bédier : C'est un débat utile. Le sujet de la nutrition est sur la table depuis longtemps. Avec le règlement Inco le débat a avancé à Bruxelles. Beaucoup estiment que les « traffic lights » peuvent être dangereux. Nous pensons qu'il faut que les gens puissent faire leur choix avec une information nutritionnelle synthétique. Cela fait trop longtemps que les consommateurs attendent un étiquetage plus simple. Nous avons décidé de nous engager. Dans le cadre de notre politique RSE, les parties prenantes nous avaient incités à le faire il y a un an. Notre objectif reste de mettre en place un système basé sur la fréquence début 2015.

LMH : Pourquoi ne pas avoir attendu la présentation du projet de loi de Santé ?

J. B. : Cela avait du sens de répondre, avant la présentation de la loi, à l'appel aux initiatives lancé par Madame Touraine en juin. On est ouverts à la discussion. Mais on a la conviction assez forte que ce sera d'une manière ou d'une autre le sujet de la fréquence qui sera central pour le consommateur. On est en discussion avec tous les partenaires. Les industriels ont la même opinion sur le fait qu'il ne faut pas distinguer des bons et des mauvais produits, mais aider à faire les bons choix nutritionnels.

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