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EST : le Portugal enquête sur des cas atypiques

Deux ovins présentent des résultats d’analyses suspects. Le ministère souligne l’efficacité du dépistage.

Les autorités sanitaires portugaises enquêtent sur une maladie mystérieuse qui touche les ovins, après que 2 moutons malades ont été abattus en octobre dernier au nord du pays, a indiqué mardi le gouvernement. « Deux animaux ayant présenté des résultats d’analyses suspects […] ont été abattus » dans « le cadre du plan national de vigilance et contrôle de l’encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) », dite tremblante des moutons, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué visant à rassurer les consommateurs. « Des doutes subsistent et ne nous permettent pas de conclure avec certitude la nature, ni l’origine des lésions trouvées sur ces animaux», dont l’un a été découvert dans une exploitation du nord du Portugal et l’autre importé directement d’Espagne pour être abattu au Portugal, précise le document. Le gouvernement réagissait ainsi aux informations publiées mercredi par le quotidien Publicorapportant que 2 moutons d’une exploitation du nord du pays avaient été contrôlés positifs aux tests de dépistage de l’EST à l’automne dernier.

Dépistage systématique

Des mesures de prévention ont aussitôt été prises par les autorités, a annoncé Luis Frazao Gomes, secrétaire d’Etat de l’adjoint du ministère de l’Agriculture. L’exploitation dans laquelle un mouton malade a été découvert a été placée sous séquestre, la trentaine d’animaux a été abattue et une enquête a été ouverte. Les résultats des tests pratiqués sur les autres moutons ne sont pas encore connus.

Le gouvernement portugais a décidé l’année dernière de soumettre à un test de dépistage de l’EST sur tous les ovins et caprins de plus de 18 mois destinés à la vente. « Le plan de vigilance et contrôle empêche que soient introduits sur le marché des animaux n’ayant pas fait l’objet de tests de dépistage, ce qui garantit la sécurité des consommateurs portugais», affirme le gouvernement.

Forme de tremblante

L’analyse de ces cas suspects a été confiée à un laboratoire vétérinaire britannique. Mais, d’après M. Frazao Gomes les résultats ne sont pas concluants et le gouvernement attend des explications plus précises. « Le laboratoire a conclu qu’il ne s’agissait pas d’un cas présentant les caractéristiques typiques de tremblante ovine », une maladie qui peut toucher les ovins et caprins, mais qui n’est pas contagieuse pour l’homme.

M. Frazao Gomes a qualifié en revanche de pure « spéculation» les interrogations sur une forme d’ESB, touchant des ovins. « Le laboratoire anglais ne nous a pas dit que ce qu’il a trouvé correspondait» à l’ESB, a-t-il déclaré. Et d’ajouter : il peut s’agir « de tremblante ovine sans pour autant en présenter les caractéristiques ».

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